Rapport sur la guerre en Syrie au 28 août 2018. Les États-Unis créent une force de frappe pour attaquer la Syrie (Southfront)

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Rapport sur la guerre en Syrie au 28 août 2018. Les États-Unis créent une force de frappe pour attaquer la Syrie
Article originel : Syrian War Report – August 28, 2018: US Creates Strike Force To Attack Syria
South Front

L’armée étatsunienne est en train de créer une force de frappe pour attaquer les forces gouvernementales en Syrie, ce qui doit être justifié par une attaque chimique mise en scène dans la province d’Idlib, selon l’armée russe.

Outre le déploiement déjà noté des USS The Sullivans dans le golfe Persique et la relocalisation d’un bombardier stratégique B-1B Lancer sur une base aérienne au Qatar, le destroyer de missiles USS Ross transportant 28 missiles de croisière Tomahawk est entré dans la Méditerranée. Ainsi, les États-Unis pourraient lancer au moins 84 missiles de croisière Tomahawk et 24 missiles sol-air interarmées AGM-158 (JASSM) s’ils décidaient de frapper ce pays déchiré par la guerre dès maintenant.

Selon le porte-parole militaire russe, le général Igor Konashenkov, « ces préparatifs sont une nouvelle confirmation de l’intention des Etats-Unis d’utiliser comme prétexte une simulation probable de l’attaque chimique des forces gouvernementales, que les militants de Hayat Tahrir al-Sham[anciennement Jabhat al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaeda] complotent avec le soutien actif des services secrets britanniques ».

Des rapports indiquent que les Forces de défense aérienne syriennes (FADS) ont déjà commencé à se préparer à repousser une attaque de missiles dirigée par les États-Unis en déployant des spécialistes et des systèmes de défense aérienne supplémentaires à proximité des objets cruciaux de l’infrastructure, qui pourraient être ciblés.

Le 22 août, le conseiller étatsunien à la sécurité nationale, John Bolton, a affirmé que « si le régime syrien utilise des armes chimiques, nous réagirons très fortement et ils devraient vraiment y réfléchir longtemps ». Ce n’était que l’une des menaces que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont fait peser sur le gouvernement syrien. Alors que toutes ces menaces exploitent clairement le récit des armes chimiques, leur but principal est d’empêcher la défaite des terroristes à Idlib en retardant l’opération de l’armée syrienne.

Le 25 août, une source proche des forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis a déclaré au journal d’information kurde Bas News que la coalition dirigée par les États-Unis a commencé à déployer des stations radar sur ses bases dans les gouvernorats d’al-Hasakah et d’Alep dans le cadre d’un nouveau plan visant à accroître son contrôle de l’espace aérien syrien. Le rapport indique que les bases aériennes de Kobani et de Rmelan sont les endroits où les radars ont été installés.  Le 727e Escadron expéditionnaire de contrôle aérien des États-Unis participerait à cet effort.

Entre-temps, les affrontements entre l’armée syrienne et l’Etat islamique (EI) se sont poursuivis dans la zone d’Al-Safa, où au moins un véhicule du groupe terroriste a été détruit. Cependant, la résistance de l’EI dans le désert est encore assez forte pour attirer les forces militaires syriennes à partir d’autres lignes de front importantes.

Dans la zone de désescalade d’Idlib, les militants qui ont le soutien de la soi-disant communauté internationale ont intensifié leurs préparatifs pour la bataille contre les forces gouvernementales. Une partie importante de ces préparatifs est l’arrestation et l’enlèvement de civils, de personnalités publiques et de commandants sur le terrain qui appuieraient probablement des négociations pacifiques avec Damas.

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