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Les commandos d’Ansarallah en Arabie

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Au terme d’une offensive-éclair, les commandos yéménites se sont emparés de deux bases militaires à Jizan au sud de l’Arabie saoudite.

Le bilan des pertes et des blessés est lourd du côté saoudien. Les deux bases militaires se trouvent dans la région d’al-Tawal à Jizan.

Des sources d’information yéménites ont confié à la chaîne de télévision Al-Masirah que de grandes quantités d’armes et de munitions avaient été saisies lors de cette offensive-éclair. Les médias saoudiens ont annoncé mardi que trois militaires saoudiens avaient également été tués lors d’affrontements, un bilan qu’il faudrait sans doute revoir en hausse.

Vers un tournant? 

En représailles au massacre d’enfants yéménites, Ansarallah a pris d’assaut lundi l’aéroport de Dubaï et met désormais en garde les entreprises occidentales contre toute activité aux Émirats. Sous pression de l’opinion internationale, le soutien occidental à la soi-disant coalition a du plombe dans l’aile. Pour la première fois depuis le début de l’agression en 2015, un haut commandant américain a critiqué l’action saoudienne. Le secrétaire à la Défense américain, James Mattis, a été lui même forcé de reconnaître le lourd bilan de pertes civiles au Yémen bien qu’il ait qualifié les tueries saoudo-émiraties d »autodéfense ».

Sur le terrain des combats, l’agence de presse Mehr a fait part du vaste raid des chasseurs-bombadiers saoudiens dans le district de Razeh, situé dans la province de Saada.

Lors de la frappe aérienne des appareils saoudiens sur la localité d’al-Qabita à Lahij, un Yéménite a été tué et quelques autres ont été blessés.

28 août, le porte-parole d’Ansarallah, Mohammed Abdessalam a tweeté que les aéroports des Émirats arabes unis, tous comme ceux de l’Arabie saoudite, sont à la portée des drones yéménites. L’armée yéménite a fait état des tirs des trois missiles, deux Zelzal-2 et un Badr-1 en direction du Sud saoudien, le samedi 25 août. Le missile de type Badr-1 avait été tiré dans la soirée du samedi 25 août sur une base des forces saoudiennes située à Najran dans le sud de l’Arabie saoudite.

Pour B. Ardestani, analyste des questions politiques, « la guerre au Yémen s’est transformée en un génocide. Quelques 11 millions yéménites souffrent de choléra, ce qui n’a rien moins d’une attaque biologique d’envergure contre un peuple. Empêtré jusqu’au cou, Riyad ne peut ni ne veut renoncer au détroit de Bab el-Mandeb et aux richesses yéménites. Mais les combats ont trop duré. Riyad a perdu la guerre de l’image et il en est désormais à s’accrocher à un rêve impossible à réaliser. Le soutien occidental à la coalition ne peut plus durer et les protestations s’élèvent de toute part ».

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