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Alger-Rabat: le chef du FLN accuse le Maroc d’inonder l’Algérie de drogue

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Le Maroc est la source de la drogue qui inonde le territoire algérien. C’est ce qu’a affirmé, le 27 août, Djamel Ould Abbès, secrétaire général du Front de libération nationale, emboîtant ainsi le pas aux autres responsables algériens ayant déjà pointé du doigt Rabat en matière de trafic de stupéfiants.

Djamel Ould Abbès, secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), le parti au pouvoir en Algérie, a accusé, le 27 août, le Maroc d’inonder son pays de drogue. Le responsable s’est exprimé, devant la presse en marge d’une réunion du bureau politique de son parti à Alger. Ce n’est pas la première fois qu’un responsable algérien porte cette accusation contre le royaume chérifien.

Saisie de cocaïne, image d'illustration

«Nous faisons face à de nombreux défis dangereux. L’ANP [l’Armée nationale populaire algérienne, ndlr] et les services de sécurité y font face, notamment dans le grand Sud et aux frontières avec notre voisin de l’est, la Libye. Parmi les défis évoqués par le Président de la République, il y a ce qui se passe actuellement dans le pays en matière de drogue», a déclaré le secrétaire général du FLN.

«Nos voisins de l’ouest [le Maroc, ndlr], que Dieu leur pardonne, et je ne pense pas qu’il puisse leur pardonner, nous inondent de drogues. L’Algérie qui était un pays de transit s’est transformée en pays consommateur et l’affaire d’Oran est maintenant connue», a-t-il ajouté.

l`hopital en Algérie

Ce n’est pas la première fois qu’un responsable algérien formule de telles accusations. En octobre 2017, Rabat avait rappelé son ambassadeur en Algérie après que de premières accusations avaient été lancées par la partie algérienne. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, avait alors incriminé les banques marocaines de blanchir l’argent issu du trafic de haschich. De plus, selon lui, la compagnie aérienne du royaume Royal Air Maroc transporte «autre chose que des passagers».

Peine de mort

Le problème des flux de drogues envenime les relations déjà compliquées entre ces deux pays nord-africains. La frontière de près de 1.500 km entre les deux pays, officiellement fermée depuis 1994, est connue pour être une passoire que traversent facilement de nombreux contrebandiers. Selon les autorités algériennes, plus de 500 tonnes de résine de cannabis ont été saisies entre 2010 et 2016. Pour l’année 2017, ce chiffre s’élevait à une cinquantaine.

Le Maroc est, avec l’Afghanistan, l’un des deux premiers producteurs mondiaux de résine de cannabis, selon le Rapport mondial sur les drogues 2016 publié par l’Onu. Le département d’État américain indique que cette activité représente environ 20% du PIB marocain.

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