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أمريكا برافدا: اليهود والنازيين

in Bruits du temps/Opinion by

American Pravda : Juifs et Nazis

Par Ron Unz

Il y a 35 ans environ, j’étais assis dans ma chambre universitaire et je lisais le New York Times comme chaque matin, lorsqu’un article étonnant sur le nouveau Premier ministre israélien controversé, Yitzhak Shamir, a tout particulièrement attiré mon attention.En ces temps anciens, la Grey Lady [surnom du New York Times] était une publication entièrement imprimée en noir et blanc, dépourvue des grandes photographies en couleurs de stars du rap et de longs récits sur les différents régimes diététiques qui occupent tant de place dans les médias actuels, et elle semblait également être beaucoup plus incisive dans ses reportages sur le Moyen-Orient. Environ un an plus tôt, le prédécesseur de Shamir, Menachem Begin, avait autorisé son ministre de la Défense Ariel Sharon à envahir le Liban et à assiéger Beyrouth, et le massacre de femmes et d’enfants palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila qui s’ensuivit avait indigné le monde entier et suscité la colère du gouvernement américain. Cela a finalement conduit à la démission de Begin, Shamir, son ministre des Affaires étrangères, prenant sa place.

Avant sa surprenante victoire électorale de 1977, Begin avait passé des décennies dans le désert politique, étant considéré comme un homme inacceptable de la droite dure, et Shamir avait un passé encore plus extrême, les médias dominants américains rapportant librement sa longue implication dans toutes sortes d’assassinats de grande envergure et dans des attaques terroristes dans les années 1940, le décrivant en effet comme un individu très peu recommandable.

Compte tenu des activités notoires de Shamir, peu de révélations auraient pu me choquer, mais ce fut le cas de celle-ci. Apparemment, à la fin des années 1930, Shamir et sa petite faction sioniste étaient devenus de grands admirateurs des fascistes italiens et des Nazis allemands, et après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, ils avaient tenté à plusieurs reprises de contacter Mussolini et les dirigeants allemands en 1940 et 1941, espérant s’enrôler dans les puissances de l’Axe en tant que leur affilié palestinien, et entreprendre une campagne d’attaques et d’espionnage contre les forces britanniques locales, puis partager le butin politique après le triomphe inévitable d’Hitler.

De fait, le New York Times considérait clairement Shamir sous un jour très négatif, mais il me semblait extrêmement improbable qu’il ait pu publier une histoire aussi remarquable sans être absolument certain de la réalité des faits. Entre autres, il publiait de longs extraits des lettres officielles envoyées à Mussolini dans lesquelles Shamir dénonçait férocement les systèmes démocratiques « décadents » de Grande-Bretagne et de France auxquels il s’opposait, et assurant Il Duce que de telles notions politiques ridicules n’auraient aucune place dans le futur État client totalitaire qu’il espérait établir sous ses auspices en Palestine.En l’occurrence, l’Allemagne et l’Italie étaient alors préoccupées par des problèmes géopolitiques de plus grande ampleur, et compte tenu de la petite taille de la faction sioniste de Shamir, il semble que ces efforts n’aient jamais abouti à grand-chose. Mais l’idée que le Premier ministre actuel de l’Etat juif ait passé ses premières années de guerre en aspirant vainement à être l’allié des Nazis était certainement un fait marquant, pas tout à fait conforme au récit traditionnel de l’époque que j’avais jusque-là accepté.

Plus remarquable encore, la révélation du passé pro-Axe de Shamir semble n’avoir eu qu’un impact relativement mineur sur sa position politique au sein de la société israélienne. Je pense que toute personnalité politique américaine dont on découvrirait qu’elle avait soutenu une alliance militaire avec l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale aurait les plus grandes difficultés à survivre au scandale politique qui en résulterait, et il en irait de même pour les politiciens britanniques, français, ou la plupart des autres pays occidentaux. Mais bien qu’il y ait certainement eu de l’embarras exprimé dans la presse israélienne, en particulier après que cette histoire choquante ait fait les gros titres de la presse internationale, la plupart des Israéliens semblent avoir considéré toute l’affaire sans broncher, et Shamir est resté au pouvoir durant une autre année, puis a exercé un second mandat, beaucoup plus long, en tant que Premier ministre de 1986 à 1992. Les Juifs d’Israël semblaient considérer l’Allemagne nazie très différemment de la plupart des Américains, sans même parler de la plupart des Juifs américains.

51352e4WbfLA la même époque, un deuxième exemple intriguant de cette perspective israélienne très différente à l’égard des Nazis a également été porté à mon attention. En 1983, Amoz Oz, souvent décrit comme le plus grand romancier d’Israël, avait publié Dans la Terre d’Israël, recevant des critiques élogieuses. Ce livre était un recueil de longues interviews de diverses personnalités représentatives de la société israélienne, à la fois modérées et extrêmes, ainsi que de reportages sur les Palestiniens qui vivaient également parmi eux.Parmi ces profils idéologiques, l’un des plus brefs mais celui dont on parla le plus était une personnalité politique particulièrement intransigeante, anonyme mais presque universellement identifiée comme Ariel Sharon, une conclusion clairement étayée par les détails personnels et la description physique qui étaient fournis. Au tout début, cette figure mentionnait que des personnalités de son parti idéologique avaient récemment été dénoncées comme des « judéo-nazis » par un éminent universitaire libéral israélien, mais plutôt que de rejeter cette étiquette, il s’en félicitait pleinement. Cet homme fut donc généralement évoqué dans les discussions publiques comme le « judéo-nazi ».

Qu’il se décrive en ces termes n’était guère une exagération, puisqu’il préconisait avec allégresse le massacre de millions d’ennemis d’Israël et la vaste expansion du territoire israélien par la conquête des territoires voisins et l’expulsion de leurs populations, ainsi que la libre utilisation d’armes nucléaire si celles-ci ou quiconque s’opposaient trop fermement à de tels efforts. Selon son opinion audacieuse, les Israéliens et les Juifs en général étaient tout simplement trop doux et trop humbles et devaient retrouver leur place dans le monde en redevenant un peuple conquérant, probablement détesté mais certainement craint. Pour lui, le massacre récent de femmes et d’enfants palestiniens à Sabra et à Chatila n’avait absolument aucune importance, et l’aspect le plus regrettable de l’incident était que les meurtriers soient des phalangistes chrétiens alliés d’Israël plutôt que des soldats israéliens eux-mêmes.

Certes, l’excès rhétorique est assez répandu parmi les politiciens, et de toute évidence, un voile d’anonymat garanti déliera de nombreuses langues. Mais est-ce que quelqu’un peut imaginer une personnalité américaine ou occidentale s’exprimer en ces termes, a plus forte raison de quelqu’un qui évolue dans les plus hautes sphères politiques ? Ces jours-ci, Donald Trump tweete parfois à deux heures du matin une insulte grossière mal orthographiée, et les médias américains sont saisis d’horreur. Mais étant donné que son administration fuit comme une passoire, s’il se vantait régulièrement auprès de ses confidents de vouloir massacrer des millions de personnes, nous en aurions sûrement entendu parler. D’ailleurs, il ne semble pas y avoir la moindre preuve que les premiers Nazis allemands aient jamais parlé de cette manière en privé, et encore moins pendant qu’un journaliste prenait soigneusement des notes. Mais en ce qui concerne les « judéo-nazis » d’Israël, c’est une toute autre histoire.

Si je me souviens bien, la dernière figure de la vie publique américaine d’une certaine proéminence à se déclarer « Nazi » fut George Lincoln Rockwell dans les années 1960, et il était beaucoup plus un artiste politique qu’un véritable leader politique. Même un personnage aussi marginalisé que David Duke a toujours démenti une telle accusation avec véhémence. Mais apparemment, les règles de la vie politique en Israël sont différentes.En tout état de cause, les déclarations alléguées de Sharon semblent avoir eu peu d’impact négatif sur sa carrière politique ultérieure, et après avoir passé quelque temps dans le désert politique après le désastre du Liban, il a finalement servi cinq ans en tant que Premier ministre de 2001 à 2006, bien qu’à la fin de cette période, ses opinions aient été régulièrement dénoncées comme trop souples et trop portées sur le compromis en raison de la dérive régulière du spectre politique israélien vers la droite la plus dure.

Au fil des ans, j’ai parfois tenté, sans conviction, de retrouver l’article du New York Times sur Shamir qui était resté longtemps dans ma mémoire, mais en vain, soit parce qu’il a été retiré des archives du Times, soit plus probablement parce que mes compétences de recherche médiocres se sont avérées inadéquates. Mais je suis presque certain que cet article avait été inspiré par la publication en 1983 de l’ouvrage Le sionisme à l’époque des dictateurs par Lenni Brenner, un antisioniste de la persuasion trotskiste et d’origine juive. Je n’ai découvert ce livre que très récemment, et il raconte une histoire extrêmement intéressante.Brenner, né en 1937, a été toute sa vie un intransigeant gauchiste de la vieille école, son enthousiasme allant de la révolution marxiste aux Black Panthers, et il est bien sûr prisonnier de ses idées et de ses vues. Parfois, ce contexte entrave le déroulement de son texte, et les allusions périodiques aux « prolétaires », à la « bourgeoisie » et aux « classes capitalistes » deviennent parfois lassantes, de même que son acceptation inconsidérée de toutes les croyances communes de son cercle politique. Mais il est probable que seule une personne ayant un tel engagement idéologique fervent pouvait être prête à consacrer autant de temps et d’efforts à enquêter sur ce sujet controversé et à ignorer les dénonciations interminables qui en ont résulté, y compris des agressions physiques de militants sionistes.

Quoi qu’il en soit, sa documentation semble absolument irréfutable, et quelques années après la parution originale de son livre, il publia un volume complémentaire intitulé 51 Documents : la collaboration sioniste avec les Nazis, qui fournit simplement des traductions en anglais de toutes les données brutes soutenant son cadre analytique, permettant aux parties intéressées de lire les documents et de tirer leurs propres conclusions.

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Entre autres choses, Brenner fournit des preuves considérables que la faction sioniste de droite, plus importante et prédominante, dirigée plus tard par le Premier ministre israélien Menachem Begin, était presque invariablement considérée comme un mouvement fasciste dans les années 1930, même au-delà de son admiration pour le régime italien de Mussolini. Ce n’était guère un secret à l’époque, étant donné que son principal journal palestinien publiait régulièrement la chronique d’un haut responsable idéologique intitulée « Journal d’un fasciste ». Lors de l’une des principales conférences sionistes internationales, le chef de faction Vladimir Jabotinsky entra dans la salle avec ses partisans en chemise brune et en formation militaire, ce qui conduisit le Président à interdire le port d’uniformes afin d’éviter des rixes, et sa faction fut bientôt vaincue politiquement et finalement expulsée de l’organisation sioniste qui chapeautait toutes les autres. Ce revers majeur était dû en grande partie à l’hostilité généralisée que le groupe avait suscitée après l’arrestation de deux de ses membres par la police britannique pour le récent assassinat de Chaïm Arlosoroff, l’un des plus hauts responsables sionistes basés en Palestine.En effet, l’inclination des factions sionistes les plus à droite pour l’assassinat, le terrorisme et d’autres formes de comportement essentiellement criminel était vraiment remarquable. Par exemple, en 1943, Shamir organisa l’assassinat de son rival, un an après que les deux hommes se soient échappés de prison pour un braquage de banque au cours duquel des passants avaient été tués, et il a affirmé qu’il avait agi pour empêcher l’assassinat prévu de David Ben Gourion, le principal dirigeant sioniste et futur Premier ministre fondateur d’Israël. Shamir et sa faction ont certainement maintenu ce comportement criminel durant les années 1940, assassinant avec succès Lord Moyne, le ministre britannique pour le Moyen-Orient, et le comte Folke Bernadotte, négociateur de paix des Nations unies, bien qu’ils aient échoué dans leurs autres tentatives de tuer le Président américain Harry Truman et le ministre britannique des Affaires étrangères Ernest Bevin ; quant à leur projet d’assassiner Winston Churchill, il n’a apparemment jamais dépassé l’étape de la discussion. Son groupe a également été le premier à utiliser des voitures piégées terroristes et d’autres attaques explosives contre des cibles civiles innocentes, bien avant qu’aucun Arabe ou musulman n’ait jamais envisagé d’utiliser des tactiques similaires ; et la faction sioniste plus grande et plus « modérée » de Begin a fait de même. Compte tenu de ces antécédents, il n’était guère surprenant que Shamir devienne plus tard directeur des assassinats au Mossad israélien en 1955-1965, et si le Mossad a effectivement joué un rôle majeur dans l’assassinat du président John F. Kennedy, il fut très probablement impliqué.

SwastikaZionismSur la couverture de l’édition de poche 2014 du livre de Brenner, on peut voir la médaille commémorative frappée par l’Allemagne nazie pour marquer son alliance sioniste, avec une étoile de David sur une face et une croix gammée sur l’autre. Mais curieusement, ce médaillon symbolique n’avait en fait aucun lien avec les tentatives infructueuses de la petite faction de Shamir d’organiser une alliance militaire avec les Nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Bien que les Allemands aient accordé peu d’attention aux instances de cette organisation mineure, le mouvement sioniste dominant de Chaïm Weizmann et David Ben-Gourion, beaucoup plus important et influent, était tout à fait autre chose. Et pendant la majeure partie des années 1930, ces autres sionistes ont formé un partenariat économique important avec l’Allemagne nazie, fondé sur une communauté d’intérêts évidente. Après tout, Hitler considérait les 1% de population juive allemande comme un élément perturbateur et potentiellement dangereux dont il voulait se débarrasser, et le Moyen-Orient semblait une destination aussi favorable qu’une autre. Pendant ce temps, les sionistes avaient des objectifs très similaires, et la création de leur nouvelle patrie nationale en Palestine nécessitait évidemment à la fois des immigrants juifs et des investissements financiers juifs.

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Après que Hitler eut été nommé chancelier en 1933, des Juifs indignés du monde entier avaient rapidement lancé un boycott économique, espérant mettre l’Allemagne à genoux, avec le quotidien britannique londonien publiant fameusement en première page la bannière « La Judée déclare la guerre à l’Allemagne ». L’influence politique et économique des Juifs était alors, tout comme maintenant, tout à fait considérable, et dans les affres de la Grande Dépression, l’Allemagne appauvrie devait exporter ou mourir, si bien qu’un boycott à grande échelle contre les principaux marchés allemands constituait une menace potentiellement grave. Mais cette situation apportait précisément aux groupes sionistes une excellente opportunité d’offrir aux Allemands un moyen de briser cet embargo commercial, et ils exigèrent des conditions favorables pour l’exportation de produits manufacturés allemands de haute qualité en Palestine, accompagnés de Juifs allemands. Lorsque le mot « Ha’avara » ou « Accord de transfert » avec les Nazis a été prononcé lors d’une convention sioniste de 1933, de nombreux Juifs et sionistes ont été scandalisés, et cela a conduit à diverses scissions et controverses. Mais l’accord économique était trop beau pour être rejeté, et il s’est poursuivi et a progressé rapidement.L’importance du pacte nazi-sioniste pour l’établissement d’Israël est difficile à surestimer. Selon une analyse de 1974 de Jewish Frontier citée par Brenner, entre 1933 et 1939, plus de 60% de l’investissement en Palestine juive provenait de l’Allemagne nazie. L’appauvrissement mondial de la Grande Dépression avait considérablement réduit le soutien financier juif de toutes les autres sources, et Brenner suggère raisonnablement que sans le soutien financier d’Hitler, la colonie juive naissante, si petite et si fragile, aurait pu facilement se dessécher et mourir pendant cette période difficile.

Une telle conclusion conduit à des hypothèses fascinantes. Lorsque j’ai découvert pour la première fois des références à l’accord Ha’avara sur des sites internet ici et là, l’un des commentateurs mentionnant cette question en plaisantant suggérait que si Hitler avait gagné la guerre, des statues lui auraient sûrement été érigées en Israël, et il serait aujourd’hui reconnu par les Juifs du monde entier comme le chef héroïque des Gentils qui avait joué un rôle central dans le rétablissement d’une patrie nationale pour le peuple juif en Palestine après presque 2 000 ans d’exil amer.

Cette possibilité étonnante et contre-factuelle n’est pas aussi absurde qu’elle pourrait le paraître à nos oreilles d’aujourd’hui. Nous devons prendre conscience du fait que notre compréhension historique de la réalité est façonnée par les médias, et que les organes médiatiques sont contrôlés par les gagnants des grandes guerres et leurs alliés, les détails dérangeants étant souvent exclus pour éviter de troubler le public. Il est indéniablement vrai que dans son livre de 1924, Mein Kampf, Hitler avait écrit toutes sortes de choses hostiles et haineuses sur les Juifs, en particulier les immigrants récents venus d’Europe de l’Est, mais lorsque j’ai lu l’ouvrage au lycée, j’ai été surpris de découvrir que ces sentiments anti-Juifs ne semblaient aucunement centraux dans son texte. En outre, quelques années auparavant, une personnalité publique beaucoup plus importante, le ministre britannique Winston Churchill, avait publié des sentiments presque aussi hostiles et haineux, se concentrant sur les crimes monstrueux commis par les Juifs bolcheviks. Dans Les larmes d’Isaïe d’Albert Lindemann, j’ai été surpris de découvrir que l’auteur de la célèbre Déclaration Balfour, au fondement du projet sioniste, était apparemment tout aussi hostile aux Juifs, sa motivation étant probablement en partie son désir de les exclure de la Grande-Bretagne.

Une fois qu’Hitler a consolidé son pouvoir en Allemagne, il a rapidement interdit toutes les autres organisations politiques pour le peuple allemand, seul le Parti Nazi et les symboles politiques des nazis étant autorisés par la loi. Mais une exception spéciale a été faite pour les Juifs allemands, et le parti sioniste local allemand a obtenu un statut juridique parfaitement légal, les marches sionistes, les uniformes sionistes et les drapeaux sionistes étant tout à fait autorisés. Sous Hitler, il y avait une censure stricte de toutes les publications allemandes, mais le journal hebdomadaire sioniste était vendu librement dans tous les kiosques et coins de rue. L’idée claire semblait être qu’un parti national-socialiste allemand était le foyer politique approprié pour les 99% d’Allemands majoritaires du pays, tandis que le national-socialisme sioniste remplirait le même rôle pour la minuscule minorité juive.

En 1934, les dirigeants sionistes invitèrent un important officiel SS à passer six mois dans les colonies juives en Palestine et, à son retour, ses impressions très favorables sur l’entreprise sioniste en pleine expansion furent publiées en une série massive de douze parties dans le Der Angriff de Joseph Goebbels, l’organe médiatique phare du parti Nazi, sous le titre descriptif « Un Nazi se rend en Palestine ». Dans sa critique très véhémente de 1920 contre l’activité bolchevique juive, Churchill avait soutenu que le sionisme était engagé dans une bataille acharnée contre le bolchevisme pour gagner l’âme de la communauté juive européenne, et que seule sa victoire pourrait assurer de futures relations amicales entre les Juifs et les Gentils. Sur la base des preuves disponibles, Hitler et plusieurs autres dirigeants Nazis semblaient avoir atteint une conclusion similaire au milieu des années 1930.

Au cours de cette période, des sentiments extrêmement durs à l’égard de la diaspora juive se sont parfois manifestés dans des milieux plutôt surprenants. Après la controverse autour des liens de Shamir avec les Nazis, les documents de Brenner sont devenus le point de départ d’un article important d’Edward Mortimer, expert du Moyen-Orient de l’auguste Times of London, et l’édition 2014 du livre de Brenner comprend des extraits choisis de l’article de Mortimer paru le 11 février 1984 dans le Times of London :

« Qui a dit à un auditoire de Berlin en mars 1912 que ‘Chaque pays ne peut absorber qu’un nombre limité de Juifs, s’il ne veut pas de maux d’estomac. L’Allemagne a déjà trop de Juifs’ ?
Non, ce n’est pas Adolf Hitler, mais Chaïm Weizmann, qui deviendra le Président de l’Organisation sioniste mondiale et plus tard encore le premier Président de l’État d’Israël.Et où pourriez-vous trouver l’affirmation suivante, à l’origine rédigée en 1917, mais encore republiée en 1936 : ‘Le Juif est la caricature d’un être humain normal et naturel, à la fois physiquement et spirituellement. En tant qu’individu dans la société, il se révolte et se débarrasse du harnais de l’obligation sociale, et ne connaît ni l’ordre ni la discipline’ ?

Pas dans Der Stürmer [hebdomadaire nazi] mais dans l’organe de l’organisation de la jeunesse sioniste, Hashomer Hatzair.

Comme l’indiquent les déclaration citées ci-dessus, le sionisme lui-même a encouragé et exploité la haine de soi dans la diaspora. Il partait du principe que l’antisémitisme était inévitable et même justifié dans un certains sens tant que les Juifs se trouvaient en dehors de la terre d’Israël.Il est vrai que seule une frange extrémiste lunatique du sionisme est allée jusqu’à proposer de participer à la guerre du côté allemand en 1941, dans l’espoir d’établir ‘L’État juif historique sur une base nationale et totalitaire, et lié par un traité avec le Reich allemand’. Malheureusement, c’est le groupe que l’actuel Premier ministre d’Israël avait choisi de rejoindre. »

La vérité très dérangeante est que les caractérisations sévères des Juifs de la diaspora trouvées dans les pages de Mein Kampf n’étaient pas si différentes de celles exprimées par les pères fondateurs du sionisme et ses dirigeants subséquents. La coopération de ces deux mouvements idéologiques n’était donc pas tellement surprenante.Cependant, les vérités dérangeantes restent dérangeantes. Mortimer avait passé dix-neuf ans au Times of London, les dernières douze années en tant que le spécialiste étranger et le rédacteur en chef sur les affaires du Moyen-Orient. Mais un an après avoir écrit cet article comportant ces citations controversées, sa carrière dans ce journal a pris fin, entraînant un vide inhabituel dans sa période d’emploi, et ce développement peut ne pas être une pure coïncidence.

Le rôle d’Adolf Eichmann, dont le nom figure probablement aujourd’hui parmi les six Nazis les plus célèbres de l’histoire –du fait de son kidnapping après-guerre en 1960 par des agents israéliens suivi de son procès public et de son exécution en tant que criminel de guerre–, fut également assez ironique. En l’occurrence, Eichmann avait été une figure nazie centrale dans l’alliance sioniste, étudiant même l’hébreu et devenant apparemment une sorte de philosémite au cours des années de sa collaboration étroite avec les principaux dirigeants sionistes.

Brenner était prisonnier de son idéologie et de ses croyances, acceptant sans conteste le récit historique dans lequel il avait été élevé. Il semblait ne rien trouver d’étrange au fait qu’Eichmann ait été un partenaire philosémite des sionistes juifs à la fin des années 1930 et se soit soudainement transformé en un assassin de masse des Juifs européens au début des années 1940, commettant volontairement les crimes monstrueux pour lesquels les Israéliens l’ont ensuite mis à mort à juste titre.

Un tel bouleversement est certainement possible, mais je suis vraiment sceptique. Un observateur plus cynique pourrait considérer comme une très étrange coïncidence le fait que le premier éminent Nazi pour la traque et l’exécution duquel les Israéliens ont déployé tant d’efforts ait été leur ancien allié et collaborateur politique le plus proche. Après la défaite de l’Allemagne, Eichmann avait fui en Argentine et y avait vécu tranquillement pendant plusieurs années, jusqu’à ce que son nom refasse surface dans une controverse du milieu des années 1950 entourant l’un de ses principaux partenaires sionistes, un haut fonctionnaire respecté d’Israël qui fut alors dénoncé comme un collaborateur des Nazis ; il a finalement été jugé innocent après un procès célèbre, mais fut plus tard assassiné par d’anciens membres de la faction de Shamir.

À la suite de cette controverse en Israël, Eichmann aurait donné une longue interview personnelle à un journaliste nazi hollandais, et bien qu’elle n’ait pas été publiée à l’époque, le fait qu’elle se soit tenue a pu circuler et parvenir à certaines oreilles concernées. Le nouvel État d’Israël n’avait que quelques années à l’époque et était très fragile politiquement et économiquement, dépendant désespérément de la bonne volonté et du soutien des Etats-Unis et de donateurs juifs du monde entier. Leur ancienne alliance nazie, tout à fait remarquable, était un secret profondément enfoui, dont la diffusion publique aurait pu avoir des conséquences absolument désastreuses.

Selon la version de l’interview publiée plus tard en deux parties dans Life Magazine, les déclarations d’Eichmann ne semblaient pas avoir trait au sujet mortel du partenariat nazi-sioniste des années 1930. Mais les dirigeants israéliens ont sûrement dû être terrifiés à l’idée de ne pas être aussi chanceux la prochaine fois. Nous pouvons donc supposer que l’élimination d’Eichmann est devenue une priorité nationale et qu’il a été retrouvé et capturé en 1960. Des moyens sévères ont probablement été utilisés pour le persuader de ne révéler aucun de ces dangereux secrets d’avant-guerre lors de son procès à Jérusalem, et on peut se demander si la raison pour laquelle il a été fameusement maintenu dans une cabine de verre était de pouvoir couper rapidement le son s’il commençait à dévier du script convenu. Toute cette analyse est totalement spéculative, mais le rôle d’Eichmann en tant que figure centrale dans le partenariat nazi-sioniste des années 1930 est un fait historique indéniable.

Comme on peut l’imaginer, l’industrie de l’édition américaine, largement pro-israélienne, n’était guère désireuse de servir de canal public aux révélations choquantes de Brenner quant à l’étroit partenariat économique nazi-sioniste, et il mentionne que son agent littéraire avait été systématiquement rejeté par chaque maison d’édition qu’il avait approchée, sur la base d’une grande variété de prétextes. Cependant, il parvint finalement à localiser un éditeur extrêmement obscur en Grande-Bretagne qui était prêt à accepter le projet, et son livre fut publié en 1983, ne recevant initialement comme critiques qu’une ou deux dénonciations sévères et superficielles, bien que l’Izvestia soviétique se soit intéressé à son projet avant de découvrir qu’il était un trotskiste abhorré.
Sa notoriété est survenue lorsque Shamir est soudainement devenu le Premier ministre d’Israël, et que Brenner a fourni les preuves de ses anciens liens avec les Nazis à la presse palestinienne de langue anglaise, qui les a largement publiées. Plusieurs marxistes britanniques, dont le tristement célèbre « Red Ken » Livingstone de Londres, lui ont organisé une tournée de conférences, et lorsqu’un groupe de militants sionistes de droite a attaqué l’un des événements et causé des blessures, l’histoire de la rixe a attiré l’attention des journaux grand public. Peu après, la discussion des découvertes étonnantes de Brenner parut dans le Times of London et parvint aux médias internationaux. Vraisemblablement, l’article du New York Times qui avait attiré mon attention à l’origine parut au cours de cette période.Les professionnels des relations publiques sont très compétents pour minimiser l’impact des révélations préjudiciables, et les organisations pro-israéliennes ne manquent pas de telles personnes. Juste avant la publication de son livre remarquable en 1983, Brenner a soudain découvert qu’un jeune auteur pro-sioniste, Edwin Black, travaillait avec acharnement sur un projet similaire, apparemment soutenu par des ressources financières suffisantes pour employer une armée de cinquante chercheurs afin de lui permettre de terminer son projet en un temps record.

Étant donné que le sujet embarrassant du partenariat nazi-sioniste avait été tenu à l’écart du public pendant près de cinq décennies, ce timing semble certainement plus qu’une simple coïncidence. On peut supposer que les nombreux efforts infructueux de Brenner pour trouver un éditeur grand public en 1982 ont été connus, de même que son succès final à trouver un éditeur marginal en Grande-Bretagne. N’ayant pas réussi à empêcher la publication d’un document aussi explosif, des groupes pro-israéliens ont discrètement décidé que leur meilleure option était maintenant d’essayer de s’emparer eux-mêmes du sujet, permettant la divulgation des parties de l’histoire qui ne pouvaient plus être dissimulées, mais excluant les éléments plus dangereux, tout en présentant cette histoire sordide sous le meilleur jour possible.

The Transfer AgreementLe livre de Black, The Transfer Agreement, a peut-être paru un an plus tard que celui de Brenner, mais il a clairement été soutenu par une publicité et des ressources beaucoup plus importantes. Il a été publié par Macmillan, un éditeur de premier plan, était presque deux fois plus long que le court ouvrage de Brenner, et a été fortement soutenu par des personnalités de premier plan du firmament du militantisme juif, dont le Centre Simon Weisenthal, le Mémorial israélien de l’Holocauste et les Archives juives américaines. En conséquence, il a reçu des critiques longues, pas forcément favorables, dans des publications influentes telles que The New Republic et Commentary.En toute justice, je devrais mentionner que dans l’avant-propos de son livre, Black affirme que ses efforts de recherche ont été totalement découragés par presque toutes les personnes qu’il a approchées, et que par conséquent, il avait travaillé sur le projet seul et intensément depuis de nombreuses années. Cela impliquerait que la sortie quasi simultanée des deux livres soit uniquement due au hasard. Mais une telle image ne concorde guère avec les témoignages élogieux de tant de dirigeants juifs éminents, et personnellement, je trouve que l’affirmation de Brenner selon laquelle Black fut assisté de cinquante chercheurs est beaucoup plus convaincante.

Puisque Black et Brenner décrivaient tous deux la même réalité fondamentale et s’appuyaient sur beaucoup de documents identiques, à bien des égards, les histoires qu’ils racontent sont généralement similaires. Mais Black exclut soigneusement toute mention d’offres de coopération militaire sioniste avec les Nazis, sans parler des tentatives répétées de la faction sioniste de Shamir pour rejoindre officiellement les puissances de l’Axe après le déclenchement de la guerre, ainsi que de nombreux autres détails particulièrement embarrassants.

En considérant que le livre de Black a été publié pour les raisons que j’ai suggérées, je pense que la stratégie des groupes pro-israéliens a largement réussi, sa version de l’histoire semblant avoir rapidement supplanté celle de Brenner, sauf peut-être dans les milieux fortement gauchistes ou antisionistes. En tapant chaque combinaison du titre et de l’auteur sur Google, le livre de Black obtient huit fois plus de résultats, et ses ventes et critiques sur Amazon sont également à peu près huit fois supérieures. Plus particulièrement, à la date de publication de cet article, ni l’article de Wikipédia sur L’accord de transfert ni celui sur L’accord Ha’avara ne comportent la moindre référence aux recherches de Brenner, bien que son livre ait été publié le premier, soit beaucoup plus large et qu’il ait été le seul à fournir des preuves documentaires. En guise d’exemple personnel de la situation actuelle, j’ignorais complètement l’histoire de la Ha’avara jusqu’à il y a quelques années, quand j’ai trouvé des commentaires sur certains sites internet mentionnant le livre de Black, ce qui m’a amené à l’acheter et à le lire. Mais même alors, le volume beaucoup plus vaste et explosif de Brenner m’est resté totalement inconnu, jusqu’à tout récemment

Une fois que la Seconde Guerre Mondiale a commencé, ce partenariat nazi-sioniste s’est rapidement évanoui pour des raisons évidentes. L’Allemagne était maintenant en guerre avec l’Empire britannique, et les transferts financiers vers la Palestine sous contrôle britannique n’étaient plus possibles. En outre, les Palestiniens arabes étaient devenus très hostiles aux immigrants juifs, craignant légitimement de se voir expulsés et remplacés, et une fois que les Allemands ont été forcés de choisir entre maintenir leur relation avec un mouvement sioniste relativement marginal ou gagner la sympathie politique d’une vaste mer d’Arabes et de musulmans du Moyen-Orient, leur décision fut naturelle. Les sionistes faisaient face à un choix similaire, et en particulier une fois que la propagande de guerre commença à noircir les gouvernements allemand et italien, leur long partenariat précédent n’était pas quelque chose qu’ils souhaitaient que le public connaisse.Cependant, exactement à ce même moment, une connexion quelque peu différente et également oubliée depuis longtemps entre les Juifs et l’Allemagne nazie est soudainement apparue.

Comme la plupart des gens partout dans le monde, l’Allemand moyen, qu’il soit Juif ou Gentil, n’était probablement pas très politisé, et même si le sionisme occupait depuis des années une place privilégiée dans la société allemande, le nombre de Juifs allemands ordinaires qui y ont accordé beaucoup d’attention n’est pas entièrement clair. Les dizaines de milliers de personnes qui ont émigré en Palestine pendant cette période étaient probablement motivées autant par les pressions économiques que par l’engagement idéologique. Mais la guerre a changé les choses de plusieurs autres manières.

Hitler's Jewish SoldiersCela était encore plus vrai pour le gouvernement allemand. Le déclenchement d’une guerre mondiale contre une coalition puissante des empires britannique et français, renforcée par la suite par la Russie soviétique et les États-Unis, imposait le genre de pressions énormes qui pouvaient souvent surmonter les scrupules idéologiques. Il y a quelques années, j’ai découvert un livre fascinant de Bryan Mark Rigg publié en 2002, Les soldats juifs d’Hitler, une étude universitaire rigoureuse sur ce que le titre suggère. La qualité de cette analyse historique controversée est illustrée par les commentaires élogieux de nombreux experts universitaires en quatrième de couverture, et un traitement extrêmement favorable par un éminent spécialiste de l‘American Historical Review.
De toute évidence, l’idéologie nazie était essentiellement centrée sur la race et considérait la pureté raciale comme un facteur crucial de la cohésion nationale. Les individus possédant une ascendance non allemande substantielle étaient considérés avec beaucoup de suspicion, et cette préoccupation était grandement amplifiée si ce métissage était Juif. Mais dans une lutte militaire contre une coalition adverse possédant de nombreuses fois la population et les ressources industrielles de l’Allemagne, de tels facteurs idéologiques pouvaient être surmontés par des considérations pratiques, et Rigg soutient de manière convaincante que quelque 150 000 demi-Juifs ou quarts-Juifs ont servi dans les forces armées du Troisième Reich, un pourcentage probablement pas très différent de leur proportion dans la population générale en âge de servir dans l’armée.La population juive allemande, intégrée et assimilée depuis longtemps, a toujours été disproportionnellement urbaine, riche et bien éduquée. En conséquence, il n’est pas étonnant qu’une grande partie de ces soldats partiellement Juifs qui ont servi Hitler aient été des officiers de combat plutôt que des simples conscrits, et ils comprenaient au moins 15 généraux et amiraux à moitié Juifs, et une autre douzaine de quart-Juifs occupant les mêmes hauts rangs. L’exemple le plus notable est celui du maréchal Erhard Milch, puissant commandant en second d’Hermann Goering, qui a joué un rôle opérationnel si important dans la création de la Luftwaffe. Il est certain que Milch avait un père Juif et, selon certaines affirmations beaucoup moins fondées, peut-être même une mère Juive, alors que sa sœur était mariée à un général SS.

Certes, l’élite raciale des SS avait généralement des normes d’ascendance beaucoup plus strictes, et même une trace de filiation non aryenne était normalement considérée comme éliminatoire. Mais même dans ce cas, la situation était parfois complexe, étant donné qu’il existait de nombreuses rumeurs selon lesquelles Reinhard Heydrich, le numéro deux de cette organisation très puissante, avait en fait des origines juives considérables. Rigg enquête sur cette affirmation sans en arriver à des conclusions claires, bien qu’il semble croire que les preuves indirectes impliquées pourraient avoir été utilisées par d’autres personnalités nazies comme moyen de pression ou de chantage sur Heydrich, qui était l’un des plus influents et importants personnages du Troisième Reich.

Autre ironie du sort, la plupart de ces personnes avaient leur ascendance juive par l’intermédiaire de leur père et non de leur mère. Donc bien que n’étant pas Juifs selon la loi rabbinique, leurs noms de famille reflétaient souvent en partie leurs origines sémitiques, bien que dans de nombreux cas, les autorités nazies se soient efforcées de fermer les yeux sur cette situation outrageusement flagrante. En guise d’exemple extrême cité par un critique académique du livre, un demi-Juif portant le nom distinctement non-Aryen de Werner Goldberg a effectivement eu sa photo en évidence dans un journal de propagande nazi de 1939, avec la légende le décrivant comme « Le soldat allemand idéal ».

L’auteur a mené plus de 400 entretiens individuels avec des semi-Juifs et des membres de leur famille encore en vie. Ceux-ci ont brossé un tableau très contrasté des difficultés rencontrées sous le régime nazi, qui varient énormément en fonction des circonstances et de la personnalité de leur supérieurs. Une cause importante de plainte était qu’en raison de leur statut, les semi-Juifs se voyaient souvent refuser les honneurs militaires ou les promotions qu’ils avaient légitimement gagnés. Toutefois, dans des conditions particulièrement favorables, ils pouvaient également être reclassés juridiquement dans la catégorie « De sang allemand », ce qui éliminait officiellement toute atteinte à leur statut.

Même la politique officielle semble avoir été assez contradictoire et vacillante. Par exemple, lorsque les humiliations civiles parfois infligées à des membres entièrement Juifs de la famille de demi-Juifs servant dans l’armée ont été portées à l’attention de Hitler, il a estimé que cette situation était intolérable, déclarant que soit ces parents devaient être totalement protégés face à de telles humiliations, soit tous les demi-Juifs devaient être renvoyés de l’Armée, et finalement, en avril 1940, il a publié un décret exigeant l’application de la deuxième option. Cependant, cet ordre a été largement ignoré par de nombreux commandants, ou mis en œuvre par un système de déclaration sur l’honneur qui équivalait presque à un « Ne posez aucune question, ne donnez aucune réponse », si bien qu’une fraction considérable de demi-Juifs purent rester dans l’armée s’ils le souhaitaient. Puis en juillet 1941, Hitler a fait marche arrière, promulguant un nouveau décret autorisant les demi-Juifs « méritants » qui avaient été exclus à retourner dans l’armée en tant qu’officiers, tout en annonçant qu’après la guerre, tous les quart-Juifs seraient reclassés en tant que citoyens Aryens « De sang allemand ».

Il a été rapporté qu’après que des questions aient été soulevées sur l’ascendance juive de certains de ses subordonnés, Goring aurait répondu avec colère : « C’est moi qui décide qui est Juif ! » Cette attitude semble capturer raisonnablement une partie de la complexité et de la nature subjective de la situation sociale d’alors.

Il est intéressant de noter que beaucoup de semi-Juifs interrogés par Rigg ont rappelé qu’avant l’arrivée au pouvoir de Hitler, les mariages mixtes de leurs parents avaient souvent suscité une hostilité beaucoup plus grande de la part des Juifs que des Gentils, suggérant que même en Allemagne où ils étaient très assimilés, la tendance juive traditionnelle à l’exclusivité ethnique était demeurée un facteur puissant.

Bien que les semi-Juifs dans le service militaire allemand aient certainement été soumis à diverses formes de mauvais traitements et de discrimination, nous devrions peut-être comparer cette situation à la situation analogue dans notre propre armée durant ces mêmes années au sujet des minorités américaines noires ou japonaises. À cette époque, les mariages interraciaux étaient légalement interdits dans une grande partie des États-Unis, de sorte que la population métisse de ces groupes était presque inexistante ou d’origine très différente. Mais lorsque les Américains d’origine japonaise furent autorisés à quitter leurs camps de concentration de guerre et à s’enrôler dans l’armée, ils furent exclusivement confinés à des unités entièrement japonaises, dont les officiers étaient généralement blancs. Pendant ce temps, les Noirs étaient presque entièrement exclus du service de combat, même s’ils pouvaient parfois avoir des rôles de soutien strictement réservés aux Noirs. L’idée qu’un Américain ayant une trace notable d’ascendance africaine, japonaise ou même chinoise puisse servir comme général ou même officier dans l’armée américaine et exercer ainsi une autorité de commandement sur les troupes américaines blanches aurait été presque impensable. Le contraste avec la pratique dans la propre armée d’Hitler est très différent de ce que les Américains pourraient naïvement supposer.

Ce paradoxe est loin d’être aussi surprenant qu’on pourrait le supposer. Les divisions non économiques dans les sociétés européennes avaient presque toujours suivi des lignes de démarcation religieuses, linguistiques et culturelles plutôt que tenant à l’ascendance raciale, et la tradition sociale de plus d’un millénaire ne pouvait être facilement balayée par une demi-douzaine d’années d’idéologie national-socialiste. Au cours de ces premiers siècles, un Juif sincèrement baptisé, que ce soit en Allemagne ou ailleurs, était généralement considéré comme aussi chrétien qu’un autre. Par exemple, Tomás de Torquemada, la figure la plus effrayante de la redoutable Inquisition espagnole, est issu d’une famille de Juifs convertis.Même des différences raciales plus larges étaient difficilement considérées comme d’une importance cruciale. Certains des plus grands héros de cultures nationales particulières, comme le Russe Alexandre Pouchkine et le Français Alexandre Dumas, avaient une ascendance africaine noire importante, ce qui n’était certainement pas considéré comme une caractéristique éliminatoire.

En revanche, la société américaine, depuis sa création, a toujours été nettement divisée par la race, d’autres différences constituant généralement des obstacles beaucoup moins importants aux mariages mixtes et au mélange. J’ai lu des affirmations très répandues selon lesquelles, lorsque le Troisième Reich a élaboré ses lois de Nuremberg de 1935 restreignant le mariage et les autres arrangements sociaux entre Aryens, non-Aryens et semi-Aryens, ses experts auraient puisé dans la longue expérience juridique américaine, ce qui semble tout à fait plausible. En vertu de cette nouvelle loi nazie, les mariages mixtes préexistants bénéficiaient d’une certaine protection juridique, mais dorénavant, les Juifs et les demi-Juifs ne pouvaient se marier qu’entre eux, tandis que les quart-Juifs ne pouvaient épouser que des Aryens normaux. L’intention évidente était d’absorber ce dernier groupe dans la société allemande dominante, tout en isolant la population plus fortement juive.

Ironie du sort, Israël est aujourd’hui l’un des rares pays à avoir un type similaire de critères strictement raciaux pour le statut de citoyen et d’autres privilèges, la politique d’immigration exclusivement juive étant désormais souvent déterminée par des tests ADN, et les mariages entre Juifs et non-Juifs légalement interdits. Il y a quelques années, les médias du monde entier ont rapporté l’histoire remarquable d’un Arabe palestinien condamné à une peine de prison pour viol parce qu’il avait eu des relations sexuelles consenties avec une femme juive en se faisant passer pour un Juif.

Puisque le judaïsme orthodoxe est strictement matrilinéaire et contrôle la loi israélienne, même les Juifs d’autres branches peuvent éprouver des difficultés inattendues en raison de conflits entre leur identité ethnique personnelle et leur statut juridique officiel. La grande majorité des familles juives les plus riches et les plus influentes du monde ne suivent pas les traditions religieuses orthodoxes et, au fil des générations, elles ont souvent épousé des femmes païennes. Cependant, même si ces dernières se sont converties au judaïsme, leurs conversions sont considérées comme invalides par le rabbinat orthodoxe et aucun de leurs descendants ne sont considérés comme Juifs. Donc si certains membres de ces familles développent plus tard un engagement profond envers leur héritage juif et immigrent en Israël, ils sont parfois scandalisés de découvrir qu’ils sont officiellement classés comme « goyim » en vertu de la loi orthodoxe et que la loi leur interdit d’épouser des Juifs. Ces controverses politiques majeures éclatent périodiquement et atteignent parfois les médias internationaux.

Il me semble évident que tout fonctionnaire américain qui proposerait des tests d’ADN raciaux pour décider de l’admission ou de l’exclusion d’immigrants potentiels aurait beaucoup de mal à rester en poste, et les activistes Juifs d’organisations comme l’Anti-Defamation League (ADL) seraient probablement les premiers à le dénoncer. Et il en irait de même pour tout procureur ou juge qui enverrait des non-Blancs en prison pour le crime de « s’être fait passer » pour un Blanc et d’être parvenu à séduire des femmes de ce groupe. Un destin similaire frapperait les partisans de telles politiques en Grande-Bretagne, en France ou dans la plupart des autres pays occidentaux, avec les organisations locales de type ADL jouant certainement un rôle important dans les campagnes de dénonciation de ces politiques racistes. Pourtant, en ce qui concerne Israël, l’existence de telles lois ne fait qu’engendrer un petit embarras temporaire lorsqu’elles sont couvertes par les médias internationaux, et elles restent invariablement en place après la disparition de l’agitation et son oubli. Ce genre de problèmes est considéré comme étant aussi négligeable que l’étaient les relations nazies du Premier ministre israélien pendant la majeure partie des années 1980.

Mais peut-être que la solution à cette différence déconcertante dans la réaction du public réside dans une vieille blague. Un homme de gauche plein d’esprit a un jour affirmé que la raison pour laquelle l’Amérique n’avait jamais connu de coup d’État militaire est que c’est le seul pays au monde qui n’a pas d’ambassade américaine pour l’organiser. Et contrairement aux États-Unis, à la Grande-Bretagne, à la France et à de nombreux autres pays majoritairement blancs, Israël n’a pas d’organisation militante juive nationale qui remplisse le rôle puissant de l’ADL.

 Au cours des dernières années, de nombreux observateurs extérieurs ont noté une situation politique apparemment tout aussi étrange en Ukraine. Ce pays infortuné possède de puissants groupes militants, dont les symboles publics, l’idéologie déclarée et l’ascendance politique les identifient clairement comme des néo-Nazis. Pourtant, ces éléments néo-Nazis violents sont tous financés et contrôlés par un oligarque Juif qui possède la double citoyenneté israélienne. En outre, cette alliance particulière avait été médiatisée et bénie par certaines des plus grandes personnalités juives américaines telles que Victoria Nuland, qui ont utilisé leur influence médiatique avec succès pour maintenir ces faits explosifs méconnus du public américain.À première vue, une relation étroite entre des Juifs israéliens et des néo-Nazis européens semble une mésalliance aussi grotesque et bizarre qu’on peut l’imaginer, mais après avoir récemment lu le fascinant ouvrage de Brenner, mon point de vue a rapidement changé. En effet, la principale différence entre l’époque et l’heure actuelle est que dans les années 1930, les factions sionistes représentaient le partenaire minoritaire très insignifiant d’un puissant Troisième Reich, alors qu’aujourd’hui, ce sont les Nazis qui occupent le rôle de fervents suppliants de la puissance formidable du sionisme international, qui domine tant le système politique américain, et, à travers lui, une grande partie du monde.

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Ron Unz est un entrepreneur, homme politique et intellectuel américain d’ascendance juive. Il est l’éditeur en chef de « The Unz Review, une sélection de médias alternatifs rassemblant des perspectives intéressantes, importantes et controversées largement exclues des médias dominants américains. » Il y tient une chronique intitulée American Pravda ou Pravda américaine, où il revient sur les mensonges, dissimulations et omissions de l’histoire officielle et de la presse dominante. La Pravda était l’organe officiel en URSS, devenu aujourd’hui un synonyme de propagande d’Etat en Occident.

Source : http://www.unz.com/runz/american-pravda-jews-and-nazis

بقلم رون أونز
هناك ما يقرب من 35 عاما، كنت أجلس في غرفتي النوم وأنا أقرأ في صحيفة نيويورك تايمز بأنه كل صباح، عندما المادة مذهلة على رئيس الوزراء الإسرائيلي الجديد المثير للجدل اسحق شامير، وقد اشتعلت خاصة انتباهي.
في تلك العصور القديمة، كانت سيدة رمادي [لقب لصحيفة نيويورك تايمز] مطبوع بالكامل باللون الأسود والأبيض، وخال من الصور الملونة الكبيرة لنجوم الراب والروايات الطويلة حول الأنظمة الغذائية المختلفة التي تشغل مساحة كبيرة جدا في وسائل الإعلام الحالية ، ويبدو أنها أكثر جدية في تقاريرها عن الشرق الأوسط. عن العام السابق، وسلف شامير، مناحيم بيغن، قد أذن له وزير الدفاع ارييل شارون لغزو لبنان ومحاصرة بيروت وقتل النساء والأطفال الفلسطينيين في مخيمي صبرا وشاتيلا تبع ذلك غضب العالم كله وأغضب الحكومة الأمريكية. أدى هذا في نهاية المطاف إلى استقالة بيغن ، شامير ، وزير خارجيته ، أخذ مكانه.
قبل فوزه في الانتخابات مفاجئا له لعام 1977، قضى عقود من العزلة السياسية بيغن، يعتبر الرجل غير مقبول من اليمين المتشدد، وكان شامير الماضي أكثر تطرفا، وسائل الإعلام الأمريكية المتعلقة بحرية تورطه طويلة في جميع أنواع عمليات اغتيال واسعة النطاق وهجمات إرهابية في أربعينيات القرن العشرين ، واصفًا إياه بأنه شخص فاحش جدًا.
ونظراً لأنشطة شامير المعروفة جيداً ، قد يصدمني بعض الإكتشافات ، لكن هذا هو الحال. على ما يبدو، في أواخر 1930s، شامير وحركته الصهيوني صغيرة أصبحت المعجبين كبير من الفاشيين الإيطاليين والألمان النازيين، وبعد اندلاع الحرب العالمية الثانية، فقد حاولت مرارا وتكرارا الاتصال موسوليني وقادة الألمانية في عام 1940 و 1941، على أمل انضمام دول المحور كما التابعة الفلسطيني، ووالقيام بحملة من الهجمات والتجسس ضد القوات البريطانية المحلية وتقاسم الغنائم السياسية بعد انتصار حتمي هتلر.
في الواقع، لصحيفة نيويورك تايمز تعتبر بوضوح شامير في ضوء سلبي للغاية، ولكن يبدو من المستبعد جدا أن يتمكن من نشر مثل هذه القصة الرائعة دون أن يكون متأكدا تماما من الحقائق. من بين أمور أخرى، نشر مقتطفات طويلة من الحروف الرسمية لموسوليني الذي شامير استنكر بشدة الأنظمة الديمقراطية « منحلة » بريطانيا وفرنسا التي كان يعارضها، والتأكد من أن موسوليني هذه المفاهيم السياسية السخيفة ن ‘ لن يكون لها مكان في الدولة المستقبلة للعميل الاستبدادي الذي تأمل في تأسيسه تحت رعايتها في فلسطين.
في هذه الحالة ، كانت ألمانيا وإيطاليا منشغلتين بقضايا جيوسياسية أكبر ، ونظراً لصغر حجم فصيل شامير الصهيوني ، يبدو أن هذه الجهود -chose. ولكن فكرة أن قضى رئيس الوزراء الحالي للدولة اليهودية الأولى سنواته الحرب تطمح عبثا أن يكون حليفا للنازيين كان بالتأكيد تسليط الضوء، لا تتفق تماما لحساب التقليدية من الوقت الذي كنت قد قبلت حتى.
والأمر الأكثر بروزاً هو أن الكشف عن ماضي شامير المؤيد للمحور يبدو أنه لم يكن له سوى تأثير بسيط نسبياً على وضعه السياسي في المجتمع الإسرائيلي. وأعتقد أن أي سياسي أمريكي والتي يمكن للمرء اكتشاف أنها دعمت تحالف عسكري مع ألمانيا النازية خلال الحرب العالمية الثانية سوف يكون لها أكبر صعوبة في البقاء على قيد الحياة في فضيحة سياسية من شأنها أن تؤدي، والشيء ذاته ينطبق على السياسيون البريطانيون أو الفرنسيون أو معظم الدول الغربية الأخرى. ولكن على الرغم من أن هناك بالتأكيد كان الحرج التي أعرب عنها في الصحافة الإسرائيلية، خاصة بعد هذه القصة المروعة جعلت العناوين في الصحافة الدولية، ويبدو معظم الإسرائيليين قد يعتبر الأمر كله دون الجفل، شامير وبقي في السلطة لمدة عام آخر، ثم عمل لولاية ثانية، وقتا أطول، ورئيس الوزراء في الفترة من 1986 إلى 1992. اليهود من إسرائيل يبدو للنظر في ألمانيا النازية بشكل مختلف جدا من معظم الأميركيين ناهيك عن معظم اليهود الأمريكيين.
في نفس الوقت ، كما لفت انتباهي مثالا آخر للفضول لهذا المنظور الإسرائيلي المختلف جدا عن النازيين. في عام 1983 ، نشر « أموز أوز » ، الذي غالباً ما يوصف بأنه روائي عظيم في إسرائيل ، في « أرض إسرائيل » ، وتلقى ممثل للمجتمع الإسرائيلي ، معتدل ومتطرف ، وكذلك الإبلاغ عن الفلسطينيين الذين عاشوا بينهم. هذه التشكيلات الأيديولوجية، واحدة من أقصر ولكن واحدة تحدثنا أكثر هو سياسي لا هوادة فيها على وجه الخصوص، ولكن مجهول تقريبا تم تحديدها عالميا كما ارييل شارون، نتيجة قدمت يثبت بوضوح تفاصيل الشخصية والوصف المادي. في البداية ، ذكر هذا الرقم أن بعض أعضاء حزبه الأيديولوجيين قد نددوا مؤخراً بـ « اليهود النازيين » من قبل أكاديمية ليبرالية إسرائيلية بارزة ، ولكن بدلاً من رفض هذه التسمية ، كان مسرورًا للغاية. لذلك تم ذكر هذا الرجل بشكل عام في المناقشات العامة باسم « النازية اليهودية ». إن وصفه لنفسه بهذه المبالغة لم يكن مبالغة ، حيث دعا بحماس إلى ذبح ملايين أعداء إسرائيل والتوسع الواسع في الأراضي الإسرائيلية من خلال غزو الأراضي المجاورة وطرد أراضيهم. وكذلك الاستخدام الحر للأسلحة النووية إذا عارضوا أو أي شخص آخر بشدة مثل هذه الجهود. ووفقاً لرأيه الجريء ، فإن الإسرائيليين واليهود بشكل عام كانوا ببساطة متساهلين ومتواضعين للغاية وكان عليهم أن يجدوا مكانهم في العالم مرة أخرى ليصبحوا شعبًا محتلًا ، وربما يكرههم ولكنهم يخشون بالتأكيد. بالنسبة له ، لم تكن المذبحة الأخيرة للنساء والأطفال الفلسطينيين في صبرا وشاتيلا ذات أهمية مطلقة ، وكان أكثر ما يؤسف له في الحادث هو أن القتلة كانوا من المسيحيين الكالانجين المتحالفين مع إسرائيل بدلاً من الجنود الإسرائيليون أنفسهم. ومن المؤكد أن الزيادة البلاغية شائعة جدا بين السياسيين ، ومن الواضح أن حجاب عدم الكشف عن الهوية يضمن إطلاق العديد من اللغات. ولكن هل يمكن لأي شخص أن يتخيل شخصية أمريكية أو غربية تعبر عن نفسه في هذه الشروط ، ناهيك عن شخص يعيش في أعلى المجالات السياسية؟ في هذه الأيام ، يتداول دونالد ترامب في بعض الأحيان في الساعة الثانية صباحا إهانة خاطئة بشكل صارخ ، ويتم ضبط وسائل الإعلام الأمريكية برعب. ولكن بما أن إدارته تتسرب مثل المصفاة ، إذا كان يتباهى بانتظام لأصدقائه الراغبين في ذبح الملايين من الناس ، لكان من المؤكد أننا سمعنا عنها. علاوة على ذلك ، لا يبدو أن هناك أي دليل على أن النازيين الألمان الأوائل قد تحدثوا بهذه الطريقة على نحو خاص ، ناهيك عن ذلك بينما كان الصحفي يأخذ ملاحظاته بعناية. ولكن بقدر ما نشعر بالقلق من « اليهود النازيين » ، فإن القصة مختلفة. إذا كنت أتذكر بشكل صحيح ، فإن آخر شخصية في الحياة العامة الأميركية بروز معين لإعلان نفسه « نازي » كان جورج لينكولن روكويل في الستينيات ، وكان فنانًا سياسيًا أكثر من كونه قائداً سياسياً حقيقياً. حتى أن شخصية مهمشة مثلما فعل ديفيد ديوك نفى هذا الاتهام بشدة. لكن على ما يبدو ، فإن قواعد الحياة السياسية في إسرائيل مختلفة. على أية حال ، يبدو أن تصريحات شارون المزعومة لم يكن لها تأثير سلبي يذكر على مسيرته السياسية اللاحقة ، وبعد قضاء بعض الوقت في الصحراء السياسية بعد كارثة لبنان ، أخيرًا خدم خمس سنوات رئيس الوزراء من 2001 إلى 2006 ، على الرغم من أنه في نهاية هذه الفترة ، كانت وجهات نظره مستنكرة بشكل منتظم على أنها مرنة للغاية ومتضاربة للغاية بسبب الانجراف المستمر للطيف السياسي الإسرائيلي إلى أصعب اليمين. *** على مر السنين ، حاولت في بعض الأحيان ، من دون قناعة ، العثور على مقال نيويورك تايمز حول شامير التي كانت طويلة في ذاكرتي ، ولكن دون جدوى ، إما لأنه تمت إزالته من المحفوظات من التايمز ، على الأرجح لأن مهاراتي البحثية السيئة أثبتت أنها غير كافية. ولكن أنا متأكد تقريبا أن هذه المادة كانت مستوحاة من نشر في عام 1983 كتاب الصهيونية في عهد الطغاة من قبل يني برينر، والإقناع تروتسكي المعادي للصهيونية وأصل يهودي. لقد اكتشفت هذا الكتاب في الآونة الأخيرة فقط ، ويحكي قصة مثيرة للغاية. برينر، الذي ولد في عام 1937، كان اليسارية المدرسة القديمة لا هوادة فيها مدى الحياة والحماس من الثورة الماركسية إلى الفهود السود، وبالطبع هو سجين أفكاره وآرائه. أحيانا هذا السياق يعوق تقدم نصه، والمراجع دورية إلى « البروليتاريا »، و « البرجوازية » و « الطبقة الرأسمالية » في بعض الأحيان تصبح مملة، والقبول العشوائي لجميع المعتقدات المشتركة للدائرة السياسية له . ولكن من المرجح أنه ليس هناك سوى شخص لديه هذا الالتزام الأيديولوجي طيد يمكن أن يكون على استعداد لقضاء الكثير من الوقت والجهد لتحقيق هذا موضوع مثير للجدل وتجاهل الإدانات التي لا نهاية لها التي أدت، بينهم نشطاء الاعتداءات الجسدية الصهاينة. على أي حال، يبدو الأدب لا يمكن دحضه على الاطلاق، وبعد بضع سنوات المنشور الأصلي من كتابه، نشر هو حجم رفيق: 51 المستندات: التعاون الصهيوني مع النازيين، والذي يوفر ببساطة الترجمات الإنجليزية لجميع بيانات أولية تدعم إطارها التحليلي ، مما يسمح للأطراف المهتمة بقراءة المستندات واستخلاص النتائج الخاصة بها. 20180811 الصهيونية من بين أمور أخرى، يوفر برينر أدلة كثيرة على أن فصيل الصهيوني بحق، أهم والسائد، أدى في وقت لاحق من قبل رئيس الوزراء الإسرائيلي مناحيم بيغن كان يعتبر دائما تقريبا، وهي حركة فاشية في 1930s، وحتى الاتحاد الافريقي ما وراء إعجابه بالنظام الإيطالي موسوليني. لم يكن الأمر سراً في ذلك الوقت ، حيث نشرت جريدته الفلسطينية الرئيسية بانتظام عموداً لمسؤول إيديولوجي عال بعنوان « يوميات الفاشية ». عندما يقود المؤتمر الصهيوني الدولي، دخل رئيس فصيل فلاديمير جابوتنسكي القاعة مع أنصاره في قميص بني والتدريب العسكري، مما أدى رئيس لحظر ارتداء الزي الرسمي لتجنب المشاجرات وفصيله سرعان ما هزم سياسيا وطرد أخيراً من المنظمة الصهيونية التي طغت على كل الآخرين. وكانت نكسة كبيرة إلى حد كبير بسبب العداء على نطاق واسع أن الفريق قد أثار بعد القبض على اثنين من أعضائها من قبل الشرطة البريطانية بتهمة قتل مؤخرا حاييم أرلوزوروف، واحدة من أعلى القادة الصهاينة مقرها في فلسطين . والواقع أن ميل معظم الفصائل الصهيونية اليمينية إلى الاغتيال والإرهاب والأشكال الأخرى من السلوك الإجرامي جوهريًا كان مذهلاً حقًا. على سبيل المثال، في عام 1943، نظمت شامير اغتيال منافسه، بعد عام من الرجلين كان قد فر من السجن لسرقة البنك الذي المارة قتلوا، وذكر أنه قد تصرف لمنع اغتيال ديفيد بن غوريون ، الزعيم الصهيوني الرئيسي ورئيس وزراء إسرائيل المستقيل في المستقبل. شامير وزمرته قد أبقى بالتأكيد هذا السلوك الإجرامي في 1940s، واغتيال اللورد موين وزير البريطاني للشرق الأوسط بنجاح، وعدد فولك برنادوت، المفاوض الأمم المتحدة للسلام، على الرغم من أنها قد فشلت محاولاتهم الأخرى لقتل الرئيس الأمريكي هاري ترومان ووزير الخارجية البريطاني إرنست بيفين ؛ أما بالنسبة لخطةهم لاغتيال ونستون تشرشل ، فإنه على ما يبدو لم يتجاوز مرحلة النقاش. وكانت مجموعته أيضاً أول من استخدم السيارات المفخخة والهجمات التفجيرية الأخرى ضد أهداف مدنية بريئة ، وذلك قبل فترة طويلة من قيام أي عربي أو مسلم على الإطلاق باستخدام تكتيكات مماثلة. وفعلت الحركة الصهيونية الأكبر حجماً والأكثر اعتدالاً في بيغن نفس الشيء. ونظرا لهذا التاريخ، لم يكن من المستغرب أن شامير أصبح فيما بعد مدير اغتيالات الموساد الإسرائيلي في 1955-1965، وإذا فعل الموساد تلعب دورا رئيسيا في عملية اغتيال الرئيس جون كينيدي، وقال انه على الأرجح تشارك. *** SwastikaZionism على غلاف كتاب ورقي الغلاف طبعة 2014 كتاب برينر، يمكن للمرء أن يرى ميدالية تذكارية ضرب من قبل ألمانيا النازية بمناسبة تحالفها الصهيوني، مع نجمة داود على جانب واحد وعلى شكل صليب معقوف على آخر. لكن الغريب أن هذه الرصينة الرمزية لم يكن لها أي صلة بالمحاولات الفاشلة لفصيل شامير الصغير لتنظيم تحالف عسكري مع النازيين خلال الحرب العالمية الثانية. على الرغم من أن الألمان قد دفعت القليل من الاهتمام لحالات بسيطة لهذه المنظمة، والحركة الصهيونية المهيمنة حاييم وايزمان وديفيد بن غوريون، أكثر أهمية وتأثيرا، كان شيء آخر تماما. وبالنسبة لمعظم الثلاثينيات ، شكل هؤلاء الصهاينة الآخرون شراكة اقتصادية مهمة مع ألمانيا النازية ، استناداً إلى مجتمع واضح من المصالح. بعد كل شيء ، رأى هتلر السكان اليهود الألمان 1٪ كعنصر مدمر وخطير يريد التخلص منه ، وكان الشرق الأوسط يبدو وكأنه وجهة مفضلة مثل أي دولة أخرى. في هذه الأثناء ، كان لدى الصهاينة أهداف متشابهة جداً ، ومن الواضح أن إنشاء وطنهم الجديد في فلسطين يتطلب كليهما
المهاجرون اليهود والاستثمارات المالية اليهودية. الحرب على germany_ny يهودا وأعلن، وبعد أن تم تعيين هتلر مستشارا في عام 1933، اليهود غضب في جميع أنحاء العالم أطلقت بسرعة مقاطعة اقتصادية، على أمل إقناع ألمانيا تجثو على ركبتيها، مع لندن نشر في صحيفة بريطانية صفحتها الشهيرة راية « يهودا تعلن الحرب على ألمانيا ». وكان النفوذ السياسي والاقتصادي لليهود ثم، كما هو الحال الآن، كبيرة جدا، وفي خضم فترة الكساد الكبير، كانت ألمانيا تصدير الفقير أو يموت، بحيث مقاطعة واسعة النطاق ضد الكبرى كانت الأسواق الألمانية تشكل تهديدًا خطيرًا. لكن هذا الوضع أعطى للمجموعات الصهيونية فرصة ممتازة لإعطاء الألمان وسيلة لكسر هذا الحظر التجاري ، وطالبوا بشروط مواتية لتصدير سلع مصنعة ألمانية عالية الجودة إلى فلسطين ، برفقة اليهود الألمان. عندما تم تسليم كلمة « Ha’avara » أو « اتفاق نقل » مع النازيين في اتفاقية الصهيونية من عام 1933، وقد أساء كثير من اليهود والصهاينة، وهذا أدى إلى العديد من الانقسامات والخلافات. لكن الاتفاقية الاقتصادية كانت جيدة للغاية بحيث لا يمكن رفضها ، واستمرت وتتقدم بسرعة ، ومن الصعب المبالغة في أهمية الميثاق النازي-الصهيوني لإقامة دولة إسرائيل. وفقًا لتحليل عام 1974 للحدود اليهودية الذي استشهد به برينر ، بين 1933 و 1939 ، جاء أكثر من 60٪ من الاستثمار في فلسطين اليهودية من ألمانيا النازية. استنزاف العالمي من الكساد الكبير إلى خفض كبير في الدعم المالي اليهودي من جميع المصادر الأخرى، وبرينر يشير بشكل معقول أنه من دون الدعم المالي من هتلر، وتسوية اليهودية الوليدة، صغيرة جدا وهشة جدا، قد يجف بسهولة والموت في هذا الوقت العصيب. هذا الاستنتاج يؤدي إلى فرضيات رائعة. عندما اكتشفت لأول مرة إشارات إلى اتفاق Ha’avara على مواقع الويب هنا وهناك ، ذكر أحد المعلقين مازحًا هذه القضية ، مما يوحي بأنه إذا فاز هتلر بالحرب ، فمن المؤكد أن هناك تماثيل إسرائيل ، واليوم سيعترف بها اليهود في جميع أنحاء العالم كزعيم للبطولة الوثنيون الذين لعبوا دورًا مركزيًا في استعادة وطن قومي للشعب اليهودي في فلسطين بعد 2000 عام تقريبًا من المنفى المرير. هذا الاحتمال المفاجئ والواقعي ليس سخيفا كما يبدو لأذاننا اليوم. يجب أن ندرك أن فهمنا التاريخي للواقع يتشكل من قبل وسائل الإعلام ، وأن الهيئات الإعلامية تسيطر على الفائزين في الحروب الكبرى وحلفائهم ، مع استبعاد تفاصيل مزعجة في كثير من الأحيان لتجنب إزعاج الجمهور. لا شكّ أنّه في كتابه عام 1924 ، « ماين كامبف » ، كتب هتلر جميع أنواع الأشياء المعادية والبغيضة عن اليهود ، خاصةً المهاجرين الجدد من أوروبا الشرقية ، لكن عندما قرأت عن كطالب في مدرسة ثانوية ، فوجئت باكتشاف أن هذه المشاعر المعادية لليهود لا تبدو أساسية في نصه. وبالإضافة إلى ذلك، قبل بضع سنوات، شخصية عامة أكبر من ذلك بكثير، ورئيس الوزراء البريطاني ونستون تشرشل، نشر مشاعر تقريبا كما معادية وحاقدة، مع التركيز على الجرائم البشعة التي ارتكبها اليهود البلشفية. في دموع أشعيا ألبرت يندمان، وفوجئت ليكتشف أن صاحب وعد بلفور الشهير، والأساس للمشروع الصهيوني، وعلى ما يبدو عدائيا على حد سواء لليهود، والدافع هو على الارجح جزئيا رغبته لاستبعادهم من بريطانيا العظمى. عندما عزز هتلر سلطته في ألمانيا ، قام بسرعة بحظر جميع المنظمات السياسية الأخرى للشعب الألماني ، فقط الحزب النازي والرموز السياسية للنازيين التي يسمح بها القانون. ولكن تم استثناء خاص لليهود الألمان ، وحصل الحزب الصهيوني الألماني المحلي على وضع قانوني قانوني تماما ، مع المسيرات الصهيونية والزي العسكري الصهيوني والأعلام الصهيونية المسموح بها بشكل كامل. في ظل هتلر ، كانت هناك رقابة صارمة على جميع المنشورات الألمانية ، ولكن تم بيع الصحيفة الأسبوعية الصهيونية بحرية في جميع الأكشاك وزوايا الشوارع. يبدو أن الفكرة الواضحة هي أن الحزب الاشتراكي الوطني الألماني كان المقر السياسي المناسب للأغلبية 99٪ من الألمان في البلاد ، في حين أن الاشتراكية القومية الصهيونية ستؤدي نفس الدور للأقلية اليهودية الصغيرة. في عام 1934 ، دعا القادة الصهاينة مسؤولاً بارزاً في قوات الأمن الخاصة لقضاء ستة أشهر في المستوطنات اليهودية في فلسطين ، وعند عودته نُشرت انطباعاته الإيجابية جداً عن المشروع الصهيوني المتوسع في سلسلة ضخمة من الإثني عشر. Der Angriff by Joseph Goebbels ، منفذ وسائل الإعلام البارز في الحزب النازي ، تحت العنوان الوصفي « واحد نازي يسافر إلى فلسطين ». وفي نقده الشديد للنشاط البلشفي اليهودي عام 1920 ، جادل تشرتشل بأن الصهيونية كانت تخوض معركة شرسة ضد البلشفية لكسب روح الجالية اليهودية الأوروبية ، وأن فوزها فقط هو الذي يمكن أن يضمن علاقات مستقبلية. ودية بين اليهود والوثنيين. على أساس الأدلة المتاحة ، يبدو أن هتلر والعديد من القادة النازيين الآخرين قد توصلوا إلى استنتاج مماثل في منتصف الثلاثينيات ، وخلال هذه الفترة ، كانت المشاعر القاسية للغاية حول الشتات اليهودي تتجلى أحيانًا في دوائر. بدلا من المستغرب. بعد الجدل الدائر حول علاقات شامير مع النازيين ، أصبحت صحف برينر نقطة البداية لمقالة مهمة كتبها إدوارد مورتيمر ، خبير الشرق الأوسط في تايمز أوف لندن ، ونسخة 2014 يحتوي كتاب برينر على مقتطفات مختارة من مقال تايمز في لندن في 11 فبراير / شباط 1984 في مورتيمر: « من قال لجمهور في برلين في مارس 1912 أن » كل بلد لا يمكنه استيعاب سوى عدد محدود من اليهود ، إذا كان لا يريد اضطراب في المعدة. ألمانيا لديها بالفعل الكثير من اليهود؟ لا ، ليس أدولف هتلر ، بل هو حاييم وايزمان ، الذي سيصبح رئيس المنظمة الصهيونية العالمية وما زال بعد ذلك أول رئيس لدولة إسرائيل. وأين يمكن أن تجد العبارة التالية ، التي كتبت أصلاً في عام 1917 ولكن أعيد نشرها في عام 1936: « إن يهودي هو صورة كاريكاتورية عن إنسان طبيعي طبيعي ، جسديا وروحيا. كفرد في المجتمع ، متمرد ويتخلص من تسخير الالتزام الاجتماعي ، ولا يعرف النظام ولا الانضباط؟ ليس في دير شتورمر [النازي أسبوعية] بل في جهاز منظمة الشباب الصهيوني ، هاشومير هاتزير. وكما تشير البيانات المذكورة أعلاه ، فإن الصهيونية نفسها شجعت واستغلت الكراهية الذاتية في الشتات. لقد افترض أن معاداة السامية كانت حتمية وحتى مبررة بمعنى ما طالما كان اليهود خارج أرض إسرائيل. صحيح أن هامشاً متطرفاً من النزعة الصهيونية ذهب إلى حد الاقتناع بالمشاركة في الحرب على الجانب الألماني في عام 1941 ، أملاً في إقامة « الدولة اليهودية التاريخية على أساس وطني وشمولي ، ومضمون ». من خلال معاهدة مع الرايخ الألماني. لسوء الحظ ، هذه هي المجموعة التي اختار رئيس وزراء إسرائيل الحالي الانضمام إليها. الحقيقة المزعجة جداً هي أن التوصيفات القاسية لليهود المغتربين الموجودة في صفحات « كفاحي » لم تكن مختلفة تماماً عن تلك التي عبر عنها الآباء المؤسسون للصهيونية والحكام اللاحقون لها. تعاون هاتين الحركتين الأيديولوجيتين لم يكن مفاجئاً. ومع ذلك ، تظل الحقائق المزعجة مثيرة للقلق. قضى مورتيمر تسعة عشر عامًا في صحيفة تايمز أوف لندن ، وهي آخر 12 عامًا كأخصائي أجنبي ورئيس تحرير شؤون الشرق الأوسط. لكن بعد مرور عام على كتابة هذا المقال الذي يعرض هذه الاقتباسات المثيرة للجدل ، انتهت مسيرته في هذه الصحيفة ، مما أدى إلى فراغ غير معتاد في فترة عمله ، وقد لا يكون هذا التطور مجرد مصادفة. دور أدولف أيخمان ، الذي ربما يكون اسمه من بين النازيين الستة الأكثر شهرة في التاريخ اليوم ، نتيجة لخطفه بعد حرب عام 1960 على يد عملاء إسرائيليين ، أعقبته محاكمته العلنية وتنفيذها. كمجرم حرب ، كان أيضًا مثيرًا للسخرية في هذه الحالة ، كان إيخمان شخصية نازية مركزية في التحالف الصهيوني ، حتى درس اللغة العبرية ، وأصبح فيما يبدو نوعًا من الفلاسوسيين في سنوات تعاونه الوثيق مع قادة صهيونيين بارزين. كان برينر سجيناً من إيديولوجيته ومعتقداته ، وكان يقبل دون شك السرد التاريخي الذي نشأ فيه. يبدو أنه لم يكن هناك شيء غريب حول كون أيخمان شريكًا فيلسوفًا للصهاينة اليهود في أواخر الثلاثينيات من القرن الماضي وتحول فجأة إلى قاتل جماعي لليهود الأوروبيين في أوائل الأربعينيات من القرن العشرين ، وحشية قام الإسرائيليون بقتله بها لسبب وجيه. مثل هذا الاضطراب ممكن بالتأكيد ، لكنني متشكك حقاً. قد ينظر مراقب أكثر سخرية قد يعتبرها صدفة غريبة جدا أن أول النازية بارز للالمطاردة وتنفيذ التي عملت الإسرائيليين بجد كان حليفهم السابق ومتعاون الأقرب السياسي. بعد هزيمة ألمانيا، فر آيخمان إلى الأرجنتين وعاش هناك بهدوء لعدة سنوات، حتى تطفو على السطح اسمه في جدل من منتصف 1950s المحيطة واحدة من الشركاء الرئيسيين الصهيوني، وهو مسؤول رفيع المستوى في إسرائيل تم إدانته كمتعاون مع النازيين ؛ وقال انه تم العثور في نهاية المطاف الأبرياء بعد محاكمة الشهيرة، ولكنه قتل في وقت لاحق من قبل أعضاء سابقين في فصائل شامير. في أعقاب الجدل في إسرائيل، فإن ايخمان إجراء مقابلة شخصية طويلة لصحفي النازي الهولندي، وعلى الرغم من أنه لم ينشر في الوقت الذي كانت قد عقدت يمكن أن تتحرك و الوصول إلى آذان معينة المعنية. وكانت دولة إسرائيل الجديدة بضع سنوات فقط في ذلك الوقت وكانت ضعيفة جدا سياسيا واقتصاديا تعتمد بشكل يائس على حسن النية والدعم من الولايات المتحدة والمتبرعين اليهود في جميع أنحاء العالم. التحالف النازي السابق، ولافتا جدا، وكان سر مدفونة عميقا، والإذاعة العامة يمكن أن تكون كارثية تماما. اعتمادا على نسخة من المقابلة التي نشرت فيما بعد في جزأين في مجلة الحياة، تصريحات ايخمان لم تظهر تتعلق بموضوع قاتلة من 1930s الشراكة لكن القادة الإسرائيليين النازية الصهيونية كانت بالتأكيد بالرعب ل فكرة عدم كونها محظوظة في المرة القادمة. لذا يمكننا أن نفترض أن القضاء على ايخمان أصبح أولوية وطنية والتي تم العثور عليها واستولت في عام 1960. وسائل قاسية ربما كانت تستخدم لإقناعه بعدم الكشف عن أي من هذه الأسرار طليعة خطيرة كانت حرب خلال محاكمته في القدس، ويتساءل المرء إذا كان السبب انه كان يحتفظ الشهيرة في كشك زجاجي قادرة على كتم الصوت بسرعة إذا ما بدأت تحيد عن سيناريو متفق عليه. كل هذا التحليل هو المضاربة تماما، ولكن دور ايخمان كشخصية محورية في الشراكة النازية الصهيونية 1930 هو حقيقة تاريخية لا يمكن إنكارها. *** كما يمكن أن يتصور، وصناعة الطبعة الأمريكية، إلى حد كبير المؤيد لإسرائيل، كان من الصعب على استعداد لاستخدام قناة عامة مع الوحي صادمة حول مكتظة برينر الشراكة الاقتصادية النازية الصهيونية، ويقول وكيل أعماله الأدبية قد رفض بشكل منتظم من قبل كل ناشر اقترب، استنادا إلى مجموعة متنوعة من الذرائع. ومع ذلك، وقال انه تمكن أخيرا من تحديد موقع الناشر غامضة للغاية في بريطانيا الذي كان على استعداد لقبول هذا الاقتراح، ونشرت كتابه في عام 1983، وتلقى في البداية واحد أو اثنين فقط الشجب سطحية كما حرجة وخطيرة، على الرغم من أن كان إزفستيا السوفيتي مهتمًا بمشروعه قبل أن يكتشف أنه كان متعصبًا في التروتسكية. جاء شهرته عندما أصبح شامير فجأة رئيس وزراء إسرائيل، والتي وفرت برينر دليل على صلاته القديمة مع النازيين إلى اللغة الإنجليزية الأخبار الفلسطينية، التي نشرت على نطاق واسع. العديد من الماركسيين البريطانيين، بما في ذلك الشائنة « كين الأحمر » ليفينغستون لندن، وقال انه تنظيم جولة محاضرة، وعندما هاجم مجموعة من الناشطين الصهيوني بحق واحدا من الأحداث والإصابات الناجمة، تاريخ اشتعلت المعركة انتباه الصحف السائدة. بعد فترة وجيزة، ظهرت مناقشة برينر اكتشافات مذهلة في صحيفة تايمز أوف لندن وصلت وسائل الإعلام الدولية. من المفترض أن مقالة نيويورك تايمز التي لفتت انتباهي ظهرت في هذه الفترة. المهنيين العلاقات العامة هي المختصة للحد من تأثير الكشف الضارة، والمنظمات المؤيدة لإسرائيل لا تخلو مثل هؤلاء الناس. قبل نشر الكتاب الرائع له في عام 1983، اكتشف فجأة برينر مؤلف الشباب الموالية للصهيونية إدوين بلاك، وعملت بجد على مشروع مماثل، مدعومة على ما يبدو من موارد مالية كافية لتوظيف جيش من الباحثين إلى خمسين للسماح له بإنهاء مشروعه في وقت قياسي. منذ موضوع محرج للشراكة النازية الصهيونية ظلت بعيدا عن الجمهور لما يقرب من خمسة عقود، وهذا توقيت بالتأكيد يبدو أكثر من مجرد مصادفة. يفترض الكثير من الجهود الفاشلة برينر لإيجاد كانت معروفة لدار نشر كبرى في عام 1982، والنجاح في نهاية المطاف في البحث عن ناشر هامشي في بريطانيا.
بعد أن فشلت في منع نشر وثيقة كما المتفجرة، فقد قررت الجماعات المؤيدة لإسرائيل بهدوء وأفضل خيارهم تحاول الآن للاستيلاء على أنفسهم من هذا الموضوع، مما يتيح الكشف عن أجزاء من التاريخ لا يمكن أن تكون خفية، ولكن باستثناء العناصر الأكثر خطورة، في حين أن تقديم هذه القصة الدنيئة في أفضل صورة ممكنة. كتاب نقل AgreementLe بلاك، إن اتفاق نقل، قد ظهرت في وقت لاحق من عام برينر، ولكن كان مدعوما بشكل واضح عن طريق الإعلان والعديد من الموارد. تم نشره من قبل ماكميلان، ناشر الرائدة، وكان ما يقرب من ضعف ما دام عمل قصيرة من برينر، وأيده بقوة شخصيات بارزة من السماء من النشاط اليهودي، ومركز سيمون فيزنتال، و النصب التذكاري للهولوكوست الإسرائيلي والمحفوظات اليهودية الأمريكية. ونتيجة لذلك ، فقد تلقى انتقادات طويلة ، وليست بالضرورة مواتية في المنشورات ذات النفوذ مثل New Republic و Commentary. في الإنصاف، أود أن أذكر أن في مقدمة كتابه، يقول بلاك وتثبيط جهود بحثه تماما من قبل الجميع تقريبا اقترب، ولذلك كان يعمل على المشروع وحده وكثيفة لسنوات عديدة. وهذا يعني أن الخروج المتزامن تقريبا للكتبين هو فقط بسبب الصدفة. ولكن مثل هذه الصورة ليست متسقة مع شهادات متوهجة من الكثير من زعماء اليهود البارزين، وشخصيا أجد هذا التأكيد برينر الذي حضره الأسود خمسين الباحثين هو أكثر إقناعا. منذ الأسود وبرينر كلا وصف نفس الحقيقة الأساسية وتعتمد على العديد من الوثائق نفسها، في نواح كثيرة، وقصص يقولون متشابهة عموما. ولكن الأسود يستثني بعناية أي ذكر من اتفاقيات التعاون العسكرية الصهيونية مع النازيين، ناهيك عن المحاولات المتكررة لفصيل الصهيوني شامير للانضمام رسميا دول المحور بعد اندلاع الحرب، وتفاصيل أخرى كثيرة محرج بشكل خاص. وبالنظر إلى أن كتاب أسود نشرت لأسباب كنت قد اقترحت، وأعتقد أن استراتيجية الجماعات الموالية لإسرائيل قد نجحت إلى حد كبير، ويبدو روايته للقصة قد حل محل بسرعة أن من برينر، ربما باستثناء أن تكون في دوائر يسارية أو مناهضة للصهيونية. التنصت كل مزيج من العنوان والمؤلف على جوجل، الكتاب الأسود يحصل على ثماني مرات المزيد من النتائج، والمبيعات، واستعراض الأمازون أيضا أعلى بحوالي ثماني مرات. على وجه التحديد، وتاريخ نشر هذه المادة، ولا مقالة ويكيبيديا على اتفاق نقل ولا على Ha’avara الاتفاقية لا تتضمن أي إشارة إلى البحث برينر، على الرغم من كتابه نشر الأول ، الذي هو أكبر بكثير وكان الوحيد الذي يقدم أدلة مستندية. على سبيل المثال شخصية من الوضع الحالي، لم يكن لدي أي فكرة تاريخ Ha’avara قبل الى هناك بضع سنوات، عندما وجدت تعليقات على بعض المواقع بالذكر الكتاب الأسود، مما دفعني لشرائه وقراءته. ولكن حتى في ذلك الوقت ، ظل حجم برينر الأكبر والأكثر ضخامة غير معروف لي حتى وقت قريب. *** بمجرد بدء الحرب العالمية الثانية ، تلاشت هذه الشراكة النازية-الصهيونية بسرعة لأسباب واضحة. كانت ألمانيا الآن في حالة حرب مع الإمبراطورية البريطانية ، ولم تعد التحويلات المالية إلى فلسطين التي تسيطر عليها بريطانيا ممكنة. وبالإضافة إلى ذلك، أصبح العرب الفلسطينيين المعادين للغاية للمهاجرين اليهود، شرعيا خائفا من طرده واستبداله، ومرة واحدة أجبر الألمان على الاختيار بين الحفاظ على علاقتهم الحركة الصهيونية هامشية نسبيا أو كسب التعاطف السياسي بحر هائل من العرب والمسلمين من الشرق الأوسط ، كان قرارهم طبيعيًا. الصهاينة واجه خيارا مماثلا، خصوصا عندما بدأت الحرب الدعائية لتشويه الحكومتين الألمانية والإيطالية، وكانت الشراكة السابقة الطويلة لا شيء أرادوا الجمهور أن يعرف. ومع ذلك، بالضبط في تلك اللحظة، اتصال مختلفة بعض الشيء، وأيضا طويلة طي النسيان بين اليهود وألمانيا النازية ظهرت فجأة. مثل معظم الناس في جميع أنحاء العالم، ويبلغ متوسط الألمانية، يهودي أو غير اليهود، وربما لم يكن مسيسا جدا، حتى لو المحتلة الصهيونية لسنوات مكانة خاصة في المجتمع الألماني، و
عدد اليهود الألمان العاديين الذين اهتموا بها ليس واضحًا تمامًا. من المحتمل أن عشرات الآلاف من الأشخاص الذين هاجروا إلى فلسطين خلال هذه الفترة كانوا مدفوعين إلى حد كبير بالضغوط الاقتصادية مثل الالتزام الإيديولوجي. لكن الحرب غيرت الأمور بطرق أخرى كثيرة. جنود يهود هتلر كان هذا أكثر حقيقة بالنسبة للحكومة الألمانية. فرض اندلاع حرب عالمية ضد تحالف قوي من الإمبراطوريتين البريطانية والفرنسية ، والذي عززته روسيا والولايات المتحدة في وقت لاحق ، فرض هذا النوع من الضغوط الهائلة التي يمكن أن تتغلب في كثير من الأحيان على الايديولوجيات الأيديولوجية. قبل بضع سنوات ، اكتشفت كتابا رائعا من قبل بريان مارك ريج ، نشر في عام 2002 ، الجنود اليهود في هتلر ، وهو دراسة أكاديمية صارمة لما يوحي به العنوان. تتضح جودة هذا التحليل التاريخي المثير للجدل من خلال الاستعراضات المتوهجة للعديد من خبراء الجامعات على الغلاف الخلفي ، ومعالجة مواتية للغاية من قبل باحث رائد في American Historical Review. من الواضح أن الأيديولوجية النازية كانت أساسًا قائمة على أساس عرقي وتعتبر النقاء العرقي عاملاً حاسمًا في التماسك الوطني. كان ينظر إلى الأفراد ذوي الأصول الكبيرة غير الألمانية بشكوك كبيرة ، وكان هذا القلق يتضخم إلى حد كبير إذا كان هذا الاختلاط يهوديًا. ولكن في صراع عسكري ضد ائتلاف معارض مع العديد من السكان والموارد الصناعية في ألمانيا ، يمكن التغلب على هذه العوامل الإيديولوجية من خلال اعتبارات عملية ، ويجادل ريج بشكل مقنع أن حوالي 150.000 يهودي نصف أو ربع اليهود خدموا في القوات المسلحة للرايخ الثالث ، وهي نسبة لا يحتمل أن تكون مختلفة جداً عن نسبتهم في عموم السكان في عمر الخدمة العسكرية. لقد كان السكان اليهود الألمان ، الذين تم دمجهما واستيعابه لفترة طويلة ، دائماً حضريين وغنيين ومثقفين بشكل غير متناسب. لذلك فإنه ليس من المستغرب أن العديد من هؤلاء الجنود جزئيا اليهود الذين خدموا هتلر كان ضباط القتالية بدلا من المجندين بسيطة، وشملت 15 شخصا على الاقل الجنرالات والأدميرالات نصف اليهود، و ويحتل ربع يهود ربع آخرون نفس الرتب العالية. أبرز مثال على ذلك هو المارشال إيرهارد ميلش ، وهو قائد قوي في قيادة هيرمان جورينج ، الذي لعب دورًا تشغيليًا مهمًا في إنشاء Luftwaffe. من المؤكد أن ميلش كان لديه أب يهودي ، وبحسب بعض المزاعم الأقل دعماً ، ربما حتى أم يهودية ، بينما كانت أخته متزوجة من جنرال إس إس. من المسلم به أن النخبة العرقية من أفراد القوات الخاصة كان لديها عادة قواعد أكثر صرامة من السلالة ، بل واعتُبرت في كثير من الأحيان أثرًا للآلهة غير الآرية. ولكن حتى في ذلك الحين ، كان الوضع معقدًا في بعض الأحيان ، حيث كانت هناك شائعات كثيرة بأن راينهارد هيدريش ، الرجل الثاني في هذه المنظمة القوية جدًا ، كان لديه أصول يهودية كبيرة. يحقق ريغ في هذا الادعاء دون التوصل إلى استنتاجات واضحة ، على الرغم من أنه يعتقد أن الأدلة غير المباشرة قد تكون استخدمت من قبل شخصيات نازية أخرى كوسيلة للضغط أو الابتزاز على هيدريش ، الذي كان واحدا من الشخصيات الأكثر تأثيرا ومهمة من الرايخ الثالث. ومن المفارقات أن معظم هؤلاء الناس كانوا ينحدرون من أصول يهودية عبر والدهم ، وليس والدتهم. ذلك على الرغم من أنهم ليسوا يهودا وفقا للقانون اليهودية، أسماء عائلاتهم غالبا ما ينعكس في جزء أصولهم سامية، وإن كان في كثير من الحالات، والسلطات النازية سعت إلى التغاضي عن هذا الوضع صارخ شنيع. وكمثال على ذلك المدقع التي استشهد بها ومراجعة لكتاب الأكاديمي، ونصف يهودي يحمل اسم واضح غير الآري ليرنر غولدبرغ حصلت فعلا صورة لها مكانا بارزا في صحيفة الدعاية النازية عام 1939، مع شرح واصفا إياه بأنه « الجندي الألماني المثالي ». أجرى المؤلف أكثر من 400 مقابلة فردية مع شبه اليهود وعائلاتهم لا تزال على قيد الحياة. رسموا صورة متناقضة للغاية للصعوبات التي صادفت في ظل النظام النازي ، والتي تختلف اختلافا كبيرا تبعا لظروف وشخصية رؤسائهم. ومن الأسباب المهمة للشكوى أنه بسبب وضعهم ، فإن شبه اليهود غالباً ما يحرمون من الترقيات العسكرية أو الترقيات التي فازوا بها بشكل شرعي. ومع ذلك ، في ظل ظروف مواتية بشكل خاص ، كما يمكن إعادة تصنيفها بشكل قانوني في فئة « الدم الألماني » ، والذي يلغي رسميا أي انتهاك لحالتها. حتى السياسة الرسمية يبدو أنها متناقضة ومترددة. على سبيل المثال ، عندما تم الإذعان المدني في بعض الأحيان لأفراد يهود كاملين من عائلة نصف اليهود الذين يخدمون في الجيش تم جلبه إلى اهتمام هتلر ، شعر أن هذا الوضع لا يطاق ، مشيرا إلى أن أيًا من هؤلاء الوالدين كان لابد من حمايتهم بالكامل من مثل هذه الإهانات ، كان يتوجب طرد جميع اليهود نصفهم من الجيش ، وأخيراً ، في أبريل 1940 ، أصدر مرسومًا يتطلب الخيار الثاني. ومع ذلك ، فقد تم تجاهل هذا الأمر إلى حد كبير من قبل العديد من القادة ، أو تم تنفيذه بواسطة نظام إعلان عن الشرف كان يكاد يعادل « لا تسأل أي سؤال ، لا تعطي إجابة » ، بحيث يكون جزءًا كبيرًا يمكن أن يبقى نصف اليهود في الجيش إذا رغبوا. ثم في يوليو 1941 ، تراجع هتلر عن إصدار مرسوم جديد يفوض نصف اليهود « المستحقين » الذين تم طردهم للعودة إلى الجيش كضباط ، بينما أعلنوا أنه بعد الحرب ، سيتم إعادة تصنيف ربع اليهود كمواطنين آرية « الدم الألماني ». وأفيد أنه بعد طرح أسئلة حول نزول اليهود لبعض من مرؤوسيه ، ورد غوريون بشكل غاضب ، « أنا من يقرر من هو اليهودي! يبدو أن هذا الموقف يقبض بشكل معقول على بعض التعقيد والطبيعة الذاتية للوضع الاجتماعي في ذلك الوقت. من المثير للاهتمام أن نلاحظ أن العديد من الشبان اليهود الذين قابلهم ريج أشاروا إلى أنه قبل وصول هتلر إلى السلطة ، كان الزواج المختلط بين والديهم غالباً ما يثير عداءً من اليهود أكثر من غير الوثنيين. مما يشير إلى أنه حتى في ألمانيا ، حيث تم استيعابهم إلى حد كبير ، ظل التقليد اليهودي التقليدي المتمثل في التفرد العرقي عاملاً قوياً. على الرغم من أن شبه اليهود في الخدمة العسكرية الألمانية قد تعرضوا بالتأكيد لأشكال مختلفة من الإساءة والتمييز ، ربما ينبغي علينا مقارنة هذا الوضع بالوضع نفسه في جيشنا خلال تلك السنوات نفسها فيما يتعلق بالأقليات الأمريكية. أسود أو ياباني. في ذلك الوقت ، كان الزواج بين الأعراق محظوراً قانونياً في الكثير من الولايات المتحدة ، لذا كان عدد سكان هذه الجماعات غير موجود أو مختلف جداً في الأصل. لكن عندما سمح للأمريكيين من أصل ياباني بمغادرة معسكرات الاعتقال الحربي والتجنيد في الجيش ، تم احتجازهم حصريًا للوحدات اليابانية بالكامل ، التي كان ضباطها البيض عادة. في هذه الأثناء ، كان السود تقريباً مستبعدين تمامًا من الخدمة القتالية ، على الرغم من أنه قد يكون لديهم أحيانًا أدوار دعم محصورة بشكل صارم للسود. إن فكرة أن أمريكياً ذا أثر كبير من أصول أفريقية أو يابانية أو حتى صينية يمكن أن يخدم كجنرال أو حتى ضابط في الجيش الأمريكي وبالتالي ممارسة سلطة القيادة على الجنود الأمريكيين البيض كان من المستحيل التفكير فيه. التناقض مع الممارسة في جيش هتلر نفسه مختلف جدا عما يمكن للأميركيين أن يفترضوه بسذاجة. *** هذه المفارقة أبعد ما تكون عن الدهشة كما قد نفترض. الانقسامات غير الاقتصادية في المجتمعات الأوروبية ويتبع دائما تقريبا الحدود الدينية واللغوية والثقافية بدلا من اتخاذ أصل العنصري والتقاليد الاجتماعية لأكثر من ألف يمكن اجتاحت بسهولة من قبل نصف دزينة سنوات من الايديولوجية الاشتراكية الوطنية. خلال هذه القرون المبكرة ، كان يهودي عمد حقا ، سواء في ألمانيا أو في أي مكان آخر ، يعتبر بشكل عام مسيحي مثل أي دولة أخرى. على سبيل المثال ، توماس دي توركيمادا ، وهو أكثر شخصية مخيف في محاكم التفتيش الإسبانية ، يأتي من عائلة من اليهود المتحولين. وحتى الاختلافات العرقية الأوسع نطاقاً لم تكن تعتبر بالغة الأهمية. كان لبعض أبطال أعظم الثقافات الوطنية الخاصة ، مثل الروسي الكسندر بوشكين والكسندر دوماس من فرنسا ، أصل أفريقي أسود كبير ، وهو بالتأكيد لم يكن يعتبر ميزة إزالة. من ناحية أخرى ، منذ إنشائها ، كان المجتمع الأمريكي دائمًا مقسومًا بشدة بسبب العرق ، حيث شكلت الاختلافات الأخرى عمومًا عقبات أقل أهمية بكثير للتزاوج والاختلاط. لقد قرأت على نطاق واسع جدا البيانات التي عقدت عندما قام الرايخ الثالث بسن قانون نورنبيرج لعام 1935 الذي يقيد الزواج وترتيبات اجتماعية أخرى بين الآريين وغير الآريين شبه الآريين، واستغلالها خبرائها في تجربة النظام القانوني الأمريكي ، الذي يبدو معقولاً. وبموجب هذا القانون النازي الجديد ، تمتعت الزيجات المختلطة السابقة ببعض الحماية القانونية ، ولكن من الآن فصاعداً ، كان بإمكان اليهود ونصف اليهود فقط أن يتزوجوا بعضهم بعضاً ، بينما كان بإمكان رابع يهود الزواج فقط الآريون العاديون. كان الهدف الواضح هو استيعاب هذه المجموعة الأخيرة في المجتمع الألماني المهيمن ، مع عزل السكان اليهود الأكثر قوة. ومن المفارقات ، أن إسرائيل اليوم هي واحدة من الدول القليلة التي لديها نوع مماثل من المعايير العنصرية الصارمة لوضع المواطنة وغيرها من الامتيازات ، مع تحديد سياسة الهجرة اليهودية فقط في كثير من الأحيان عن طريق اختبار الحمض النووي. والزواج بين اليهود وغير اليهود ممنوع قانونًا. قبل بضع سنوات ، ذكرت وسائل الإعلام في جميع أنحاء العالم قصة رائعة لعرب فلسطيني حكم عليه بالسجن بتهمة الاغتصاب لممارسة الجنس بالتراضي مع امرأة يهودية متنكرين يهودي. منذ الأرثوذكسية اليهودية هي الأمومية وفرض رقابة صارمة على القانون الإسرائيلي، وحتى اليهود من الفروع الأخرى قد تواجه صعوبات غير متوقعة بسبب الصراعات بين الهوية العرقية الشخصية ومركزهم القانوني الرسمي. الغالبية العظمى من العائلات اليهودية الأكثر ثراءً وتأثيراً في العالم لا تتبع التقاليد الدينية التقليدية ، وعلى مر الأجيال ، غالباً ما تزوجت من نساء وثنيات. ومع ذلك ، حتى لو تحولوا إلى اليهودية ، فإن تحويلاتهم تعتبر باطلة من قبل الحاخامات الأرثوذكسية ولا يعتبر أي من أحفادهم من اليهود. إذا قام بعض أفراد هذه العائلات في وقت لاحق بتطوير التزام عميق بتراثهم اليهودي والهجرة إلى إسرائيل ، فإنهم غاضبون أحيانًا لاكتشاف أنهم مصنفين رسميًا على أنهم « غوييم » بموجب القانون الأرثوذكسي ، وأن القانون يحظرهم للزواج من اليهود. هذه الخلافات السياسية الرئيسية تندلع دوريا وتصل أحيانا إلى وسائل الإعلام الدولية. يبدو واضحا أن أي مسؤول أميركي الذي سيقترح على اختبارات الحمض النووي العنصرية لاتخاذ قرار بشأن قبول أو استبعاد المهاجرين المحتملين سيكون من الصعب جدا على البقاء في ونشطاء من منظمات يهودية مثل ربما تكون رابطة مكافحة التشهير (ADL) أول من يستنكرها. وستكون هي نفسها لأي المدعي العام أو القاضي الذي سيرسل غير البيض في السجن لجريمة ب « انتحال » للأبيض ولتكون قادرة على إغواء النساء في هذه المجموعة. ومن شأن مصير مماثل أن يضرب مؤيدي مثل هذه السياسات في بريطانيا أو فرنسا أو معظم الدول الغربية الأخرى ، حيث تلعب المنظمات المحلية المشابهة لـ ADL دورًا هامًا في الحملات الرامية إلى شجب هذه السياسات العنصرية. ولكن فيما يتعلق بإسرائيل، فإن وجود مثل هذه القوانين يخلق سوى إحراج مؤقت صغير عند تغطيتها من قبل وسائل الإعلام الدولية، وأنها دائما في المكان بعد اختفاء الإثارة والنسيان. هذه الأنواع من المشاكل لا تُعتبر مهملة مثل العلاقات النازية لرئيس الوزراء الإسرائيلي خلال معظم الثمانينيات ، لكن ربما يكمن الحل لهذا الاختلاف المزعج في ردود الفعل العامة في نكتة قديمة. . قال يساري بارع ذات مرة إن السبب في أن أمريكا لم يكن لها قط انقلاب عسكري هو أنها البلد الوحيد في العالم الذي لا يوجد به سفارة أمريكية. لتنظيمها. وعلى عكس الولايات المتحدة وبريطانيا وفرنسا والعديد من الدول الأخرى ذات الأغلبية البيضاء ، فإن إسرائيل ليس لديها منظمة يهودية متشددة تقوم بالدور القوي لـ LDA. *** في السنوات الأخيرة ، لاحظ العديد من المراقبين الخارجيين وضعًا سياسيًا غريبًا على ما يبدو في أوكرانيا. هذا البلد المؤسف لديه جماعات متشددة قوية ، التي أعلنت رموزها العامة ، الأيديولوجية والنسل السياسي بوضوح أنها تعرف بالنازيين الجدد. إلا أن هذه العناصر النازية الجديدة التي تمارس العنف تمولها وتسيطر عليها حاكمة يهودية مزدوجة الجنسية. وبالإضافة إلى ذلك، تم نشر هذا العهد معين والمباركة من قبل بعض من أكبر الشخصيات اليهودية الأمريكية مثل فيكتوريا نولاند، الذين استخدموا نفوذ وسائل الإعلام بصورة ناجحة للحفاظ على هذه الحقائق المتفجرة التي تجاهلها الجمهور الأمريكي. للوهلة الأولى، وجود علاقة وثيقة بين اليهود الإسرائيليين والأوروبية النازيين الجدد mesalliance يبدو بشع وغريب يمكن للمرء أن يتصور، ولكن بعد قراءة مؤخرا الكتاب الرائع من قبل برينر، تغيرت وجهة نظري بسرعة . في الواقع، والفرق الرئيسي بين الماضي والحاضر هو أنه في 1930s، والفصائل الصهيونية تمثل الشريك أقلية ضئيلة جدا من قوي الرايخ الثالث، في حين أن اليوم هو النازيين تحتل دور الدعاء طيد من قوة هائلة من الصهيونية العالمية، التي تهيمن على كل من النظام السياسي الأمريكي، ومن خلال ذلك، فإن جزءا كبيرا من العالم. ———– رون أونز رجل أعمال وسياسي ومفكر أمريكي من أصل يهودي. وهو رئيس تحرير « استعراض Unz، ومجموعة مختارة من جمع وسائل الإعلام البديلة احتمالات مثيرة للاهتمام ومهمة ومثيرة للجدل يستبعد إلى حد كبير من وسائل الإعلام الأمريكية. وله عمود بعنوان American Pravda أو Pravda ، حيث يقوم بمراجعة الأكاذيب والإخفاءات والإغفالات في التاريخ الرسمي والصحافة السائدة. كان برافدا هو الجهاز الرسمي في الاتحاد السوفييتي ، وهو الآن مرادف للدعاية الحكومية في الغرب

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