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in Bruits du temps by

La proposition du Tsar à Trump : la Syrie d’abord … ou le déluge ?

Par Mohammad Sâdegh Hussaini

Helsinki n’est ni Londres ni Paris après la Première Guerre Mondiale, elle n’est pas non plus Yalta après la Seconde Guerre Mondiale … !

Poutine et Trump ne sont ni Sykes et Picot après la première guerre, ni Staline et Roosevelt après la seconde, pour se partager le butin.

Ce qui s’y est passé, c’est que les vainqueurs se sont partagés le butin et les fruits de la victoire, tandis qu’à Helsinki c’est la rencontre des vainqueurs par procuration avec les vaincus originels ….

Vous qui êtes victimes de la confusion semée par les médias sionistes mondiaux, soyez attentifs. La guerre mondiale contre la Syrie touche à sa fin avec, au bout, la victoire assurée d’une guerre stratégique pour notre axe et, en conséquence, pour notre allié russe, et la défaite de la guerre stratégique pour notre ennemi israélien et, en conséquence, son maître américain à son tour… !

Est-il concevable pour le vainqueur de partager ses profits avec le vaincu ou de lui offrir des prix de consolation ?

Assurément non …

Tout ce qui s’est passé avant, pendant et après Helsinki est le silence observé par le Tsar russe face aux allégations de Trump et sa pupille « Israël » sur de prétendus accords globaux russo-occidentaux, dont certains israéliens, afin d’évacuer leurs frustrations en attendant que l’axe de la résistance recueille les victoires restant à accomplir… !

Suivez les déclarations des ambassadeurs du Tsar à Damas, Téhéran et Bagdad après la déclaration de son ambassadeur à Tel Aviv, où ils ont démenti tout ce que ce dernier a déclaré à propos de telles ententes…. !

Cependant, et parce qu’il était le chef du KGB soviétique dans l’ex-Allemagne de l’Est, c’est-à-dire le premier responsable sur le front avancé du Pacte de Varsovie contre l’OTAN, le Président Poutine sait comment dompter l’ambitieux et fougueux éléphant américain, pour redonner un rôle et sauver la face de cette Amérique déconfite et brisée sur les rochers des montagnes syriennes… !

Poutine a soudoyé Trump en lui offrant le partage du marché pétrolier et gazier européen, et avec le financement de onze usines de liquéfaction du gaz américain par des fonds de pays du Golfe, saoudiens principalement, lui permettant de vendre son or noir et bleu sur le marché européen ; ceci en plus de son silence sur « l’accord du siècle » en attendant que l’axe de la résistance le déstabilise et le mine sur le terrain.

Et quiconque en doute n’a qu’à écouter le président Mahmoud Abbas et lui demander la teneur de sa conversation et de ses confidences lors de son tête-à-tête avec Poutine, lors de son dernier voyage à Moscou.

Entre-temps, le Tsar a également soudoyé les Français en leur proposant sa médiation auprès de Damas et en leur offrant un pont aérien pour l’acheminement de leurs aides humanitaires, et avec eux l’Europe, en préambule à leur retour progressif en Syrie. Et séquentiellement, il a alléché la Jordanie, l’Arabie Saoudite et ses annexes en planifiant et facilitant le retour des réfugiés syriens, tout en laissant la porte ouverte à ceux qui veulent rejoindre l’équipe gagnante ou sauter dans le bateau des vainqueurs…. !

Même s’il le voulait, Vladimir Poutine ne peut partager la victoire avec Trump, parce qu’il est toujours en guerre contre lui à Idlib, là où quelques 25000 terroristes de ses républiques sont encore actifs sous la supervision du renard de l’OTAN, le fameux Erdogan.

Ceci, sans citer son besoin pressant de son allié iranien et de tous les membres du front de la résistance qui n’ont pas encore atteint tous leurs objectifs stratégiques, dont les plus importants sont la sortie des Etats-Unis de l’Asie occidentale et de la Méditerranée principalement.

La troisième guerre mondiale est donc loin d’être finie, et le jour où elle finira, un accord sera conclu uniquement entre les alliés vainqueurs, et en tant que membre de l’axe de la résistance, nous serons en tête de liste. Ce jour-là, nous nous entendrons avec Moscou pour réécrire l’histoire et changer le sort de la géographie politique et naturelle.

Quant aux rencontres de ceux qui représentent notre victoire avec le symbole universel des vaincus, elles se tiendront cette fois pour lui dicter les conditions consécutives à sa capitulation. Ce jour-là, comme à Helsinki, le vaincu n’aura d’autre choix que d’accepter les conditions des vainqueurs …

Néanmoins, sachant exactement le mal qui entoure le président Trump défait, qui aspire à revenir à l’intérieur américain, triomphant du capitalisme de la spéculation financière avec le pétrole et les armes, ce qui exige plus de fonds soutirés à ses alliés et à ses affidés, protégés par les Etats-Unis durant des décennies, pour les injecter dans les marchés américains et revitaliser les usines et ce qu’on appelle le capitalisme productif, ce que Trump a résumé avec son célèbre slogan électoral « America first », le Tsar Poutine intervient lourdement dans le conflit interne américain, comme il l’avait fait auparavant dans la bourse électorale américaine,  et offre à Trump une bouée de sauvetage en fuyant de Syrie et même d’Irak, et plus encore de toute la région d’Asie occidentale (Proche et Moyen-Orient) jusqu’en Corée, en présentant ainsi les choses :

Si vous voulez réaliser votre rêve, l’Amérique d’abord, alors vous devrez  d’abord suivre le plan la Syrie d’abord, Monsieur Trump, c’est-à-dire quitter la Syrie dès que possible, parce que c’est votre voie de salut et votre libération du bourbier que vous avez hérité de l’État profond. Sans ce départ, vous ne triompherez pas à l’intérieur, mais vous sombrerez dans le déluge de l’extérieur dans lequel vous poussent ceux qui veulent vous abattre…. !

Quant au vassal israélien, dépositaire de la flotte américaine sur le sol palestinien, il n’aura du « pot-de-vin » russe offert à Trump que des miettes : le silence provisoire russe sur le « deal du siècle » alors même que le Russe n’a satisfait aucune de ses demandes pressantes, à savoir le retrait de l’Iran et du Hezbollah de Syrie, ou pour le moins du sud syrien. Non seulement ce n’est pas arrivé, mais en plus le conseiller iranien et le combattant du Hezbollah le regardent droit dans les yeux à quelques mètres du Golan occupé, et le Sud est devenu Sud-Sud (le sud libanais et le sud syrien)… !

Dans ce contexte, nos sources ont appris qu’un des généraux de l’état-major « israélien » a informé un homologue européen de la teneur des conversations téléphoniques du 20 juillet 2018 entre Poutine et Netanyahou, ainsi qu’entre Lieberman et Choïgou, qui traitaient de la situation en Syrie. L’Israélien a insisté sur ce qui suit :

  • Les pourparlers n’ont abouti à aucun résultat sur la présence de l’Iran et du Hezbollah en Syrie
  • Les relations israélo-russes se limitent à seulement deux points :
  • le mécanisme de coordination militaire entre les deux armées concernant la Syrie
  • la non-intervention russe dans les opérations menées par l’armée israélienne contre des cibles iraniennes en Syrie (selon le général israélien bien sûr)

Il a poursuivi en déclarant à son homologue européen : « nous sommes très déçus par les Russes. Ils n’ont pas tenu leur promesse de ne pas permettre au Hezbollah et à l’Iran d’atteindre la frontière du Golan ».

En 1943, à Téhéran, Staline, Roosevelt et Churchill se sont rencontrés dans le cadre de ce que l’on appellera plus tard la victoire des Alliés, soit la victoire des Alliés contre les États fascistes et nazis de l’Axe. Ce qui fut confirmé plus tard par la fin du nazisme et du fascisme et leur reddition aux alliés concrétisée lors du fameux sommet de Yalta…. !

En attendant que se passe le prochain sommet tripartite à Téhéran sans encombre, censé mettre le cou du néo-ottoman sous la guillotine des accords russo-iraniens, les yeux se tournent vers un sommet qui sera fixé par le terrain syrien après la libération totale de Raqqa et Idlib, jusqu’à ce que mûrisse le sommet des vainqueurs à Damas supposé réunir le Tsar, l’Imam ou son représentant et le seul président arabe de la lignée des grands dirigeants arabes. Seulement alors, il sera possible de parler d’accords et d’ententes des vainqueurs sur le type de géopolitique qui redessinera le monde à la calligraphie arabo-musulmane.

En attendant ce moment, certain, la main reste sur la gâchette et les yeux resteront rivés sur Jérusalem.

Dites Alléluia… !

محمد صادق الحسيني

هلسنكي ليست لندن أو باريس بعد الحرب العالمية الأولى،

كما أنها ليست يالطا بعد الحرب العالمية الثانية…!

وبوتين وترامب ليسا سايكس وبيكو بعد الحرب الأولى، ولا ستالين وروزفلت بعد الثانية حتى يتقاسما فيها الغنائم.

فما حصل هناك هو تقاسم المنتصرين الغنائم وقطاف النصر في ما بينهم، في حين أنّ ما حصل في هلسنكي هو اجتماع المنتصرين بالوكالة مع المهزوم بالأصالة…

انتبهوا جيداً يا مَن تذهبون بعيداً ضحية تشويش الإعلام الصهيوني العالمي. فالحرب الكونية على سورية تقارب من نهاياتها بربح أكيد لمحورنا الحرب استراتيجياً وحليفنا الروسي تباعاً، وخسارة عدوّنا الإسرائيلي الحرب استراتيجياً وسيده الأميركي تباعاً…!

فهل من المعقول أن يقاسم المنتصر أرباحه مع المهزوم او يقدّم جوائز ترضية له!؟

قطعاً لا…

جلّ ما حصل قبل هلسنكي وأثناءها وبعدها هو سكوت القيصر الروسي على بعض مزاعم ترامب وربيبته «إسرائيل» على ما يزعمونه من تفاهمات عامة روسية غربية بينها إسرائيلية بغرض تنفيس احتقاناتهم بانتظار استكمال محور المقاومة حزمة الانتصارات المتبقية…!

تابعوا تصريحات سفراء القيصر في كلّ من دمشق وطهران وبغداد عقب تصريح سفيره في تل أبيب، حيث نسفوا كلّ ما قاله الأخير عن مثل هذه التفاهمات…!

ومع ذلك… ولأنّ الزعيم فلاديمير بوتين وهو رئيس الـ «كي جي بي» السوفياتي في ألمانيا الشرقية سابقاً، أيّ المسؤول الأول عن جبهة الحرب المتقدّمة لحلف وارسو بوجه حلف الاطلنطي، يعرف تماماً كيف يروّض الفيل الأميركي الطموح والجامح من أجل إعادة بعض الدور وبعض ماء الوجه لأميركا المكسورة والمهشّمة الصورة على صخور الجبال السورية…!

فكان أن اقترح على ترامب رشوة تسعفه في التغلب على خصومه الداخليين من بقايا الدولة العميقة عندما اقترح عليه تقاسم سوق النفط والغاز الأوروبي بأموال خليجية سعودية بالأساس لتمويل 11 مصنع تسييل الغاز الأميركي ليتمكن من بيع ذهبه الأسود والأزرق في السوق الأوروبية، إضافة إلى السكوت على صفقة القرن بانتظار قيام محور المقاومة بزعزعتها ميدانياً .

ومن لديه شكّ في ذلك، فليستمع الى الرئيس محمود عباس ويسأله عما دار بينه وبين بوتين، وما أسرّ اليه في خلوتهما في رحلته الأخيرة لموسكو؟

في هذه الأثناء قدّم القيصر الرشوة كذلك للفرنسيين من خلال التوسط لهم لدى دمشق بأن يقدّم الروسي نفسه جسراً جوياً لمساعدتهم الإنسانية، ومعهم أوروبا، في مقدمة للعودة التدريجية الى سورية. وبالتتابع إغراء الأردن والسعودية وملحقاتها بخطة تسهيل عودة اللاجئين السوريين، فيما ترك الباب مفتوحاً لمن يريد الالتحاق بالفريق المنتصر او ركوب زورق الغالبين…!

إنّ فلاديمير بوتين لا يستطيع حتى لو أراد أن يتقاسم النصر مع ترامب أن يفعل ذلك، لأنه لا يزال في حالة حرب معه في إدلب، إذ لا يزال نحو 25 ألف إرهابي من جمهوريات بلاده ينشطون هناك تحت إشراف ثعلب الناتو أردوغان. وما أدراك ما أردوغان؟

هذا غير حاجته الملحّة والماسّة لحليفه الإيراني ومعه لكلّ أعضاء جبهة المقاومة التي لم تنته بعد من تحقيق كافة أهدافها الاستراتيجية والتي من أهمّها إخراج أميركا من غرب آسيا والبحر المتوسط بشكل أخصّ…!

الحرب العالمية الثالثة لم تصل الى نهاياتها بعدُ إذن، ويوم تصل الى نهاياتها، فإنّ الصفقة عندها فقط ستعقد فعلاً، ولكن بين أعضاء حلف المنتصرين، ونحن في محور المقاومة سنكون على رأس القائمة، ويومها فقط نعقد صفقة مع موسكو نعيد فيها كتابة التاريخ ونغيّر أقدار الجغرافيا السياسية والطبيعية.

أما اجتماعات مَن يمثلنا في النصر مع رمز المهزومين العالمي، فسيكون هذه المرة لإبلاغه بشروط الإذعان بالهزيمة ويومها كما في هلسنكي لن يكون للمهزوم سوى خيار قبول شروط المنتصرين…

ومع ذلك… ولأنّ فلاديمير بوتين يعرف تماماً نوع الوجع الذي يلمّ بالرئيس ترامب، وأنه يريد العودة من ساحة الهزيمة إلى الداخل الأميركي منتصراً على رأسمالية المضاربات المالية بالنفط والسلاح، وهذا يتطلّب منح ترامب فرصة جمع المزيد من المال من حلفائه وأذنابه الذين حمتهم أميركا لعقود، ليضخه الى أسواق الداخل الأميركي لتنشيط المصانع وما يسمّونه بالرأسمالية المنتجة، وهو ما لخصه ترامب بشعاره الانتخابي الشهير أميركا أولاً…!

هنا يدخل القيصر على خط الصراع الداخلي الأميركي كما دخل مبكراً على بورصة الانتخابات الأميركية، بقوة فيقدّم لترامب حبل النجاة والهروب بجلده من سورية وحتى العراق، بل وكلّ منطقة آسيا الغربية، وصولاً حتى إلى الشرق الأدنى كوريا ، وذلك تحت شعار:

إذا أردت تحقيق حلمك، أميركا أولاً، فعليك يا سيد ترامب أن تفعل بخطة سورية أولاً، أيّ غادر سورية بأسرع ما يمكن، لأنه سبيل خلاصك وتحرّرك من المستنقع الذي تركته لك الدولة العميقة أو ورثته منها، والذي من دون مغادرته لن تستطيع الانتصار عليهم في الداخل، بل إنك ستغرق في طوفان الخارج الذي يدبّره لك من باتوا ينتظرونك على خوضه على أحرّ من الجمر…!

أما التابع «الإسرائيلي» وصاحب شركة الأسطول الأميركي على اليابسة الفلسطينية، فلن يجني من الرشوة الروسية لترامب إلا بعض عظامها. وهي سكوت الروسي المؤقت على صفقة القرن، في الوقت الذي خذله في أهمّ مطالبه الملحة ألا وهي إخراج إيران وحزب الله من سورية، أو من الجنوب السوري كحدّ أدنى، الأمر الذي ليس فقط لم يحصل، بل إنّ المستشار الإيراني والآخر من حزب الله صارا «ينوظران» عليه من على بعد أمتار من الجولان المحتلّ وصار الجنوب جنوبين…!

وفي هذا السياق علمت مصادرنا بأنّ أحد جنرالات الأركان «الإسرائيليين» قام بإطلاع نظير أوروبي له على جوهر ما دار في المكالمات الهاتفية بين بوتين ونتن ياهو، وكذلك بين ليبرمان وشويغو يوم 20/7/2018 والتي تناولت الوضع في سورية.

حيث أكد الإسرائيلي للأوروبي على ما يلي:

1 ـ فشل المحادثات الهاتفية في التوصل إلى أيّ نتيجة بخصوص الوجود الإيراني وحزب الله في سورية.

2 ـ أصبحت العلاقه «الإسرائيلية» الروسية تنحصر في نقطتين فقط. وهما: آلية التنسيق العسكري بين الجيشين بخصوص سورية.

عدم تدخل الروس في ايّ عمليات يقوم بها الجيش الإسرائيلي ضدّ أهداف إيرانية في سورية حسب قول الجنرال الإسرائيلي طبعاً .

وتابع قائلاً لنظيره الأوروبي: خيبة أملنا كبيرة جداً من روسيا، حيث لم يلتزموا بوعودهم لنا بأن لا يسمحوا لإيران وحزب الله بالوصول الى حدود الجولان!

في طهران العام 1943 اجتمع كلٌّ من ستالين وروزفلت وتشرشل في إطار ما عُرف في ما بعد بقمة النصر، ايّ انتصار الحلفاء على دول المحور النازي الفاشي . وهو ما تأكد في ما بعد بنهاية النازية والفاشية واستسلامهما للحلفاء متبلوراً في قمة يالطا الشهيرة…!

بانتظار أن تمرّ قمة طهران الثلاثية المرتقبة بخير والتي يفترض أن تضع رقبة العثماني الجديد على مقصلة التفاهم الإيراني الروسي، تذهب العيون شاخصة الى قمة يحدّدها الميدان السوري بعد تحرير كامل الرقة وإدلب حتى تنضج قمة المنتصرين في دمشق، والتي يفترض أن تجمع بين القيصر والإمام أو مَنْ يمثله والرئيس العربي الوحيد المتبقي من أيام زمن الكبار العرب، عندها فقط يمكن الحديث عن صفقة او تفاهم للمنتصرين حول نوع الجغرافيا السياسية التي تنتظر العالم برسم الخط العربي الإسلامي.

الى حين ذلك الزمن اليقين تبقى اليد على الزناد والعيون الى القدس مشدودة.

بعدنا طيبين قولوا الله…

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